A l’aide, je suis un identitaire !

Bannière château

  Un identitaire… Alors, à l’entente de ce mot, pas de détour : je suis certainement un facho, acoquiné au FN, haineux grincheux, bas-QI, molusco-pensant et extrémiste. Par définition, je ne pense qu’à moi, j’ai peur et je n’aime pas les gens. Je vis dans un passé révolu, et même un passé issu des « heures sombres de notre histoire ». De fait, je ne mérite même pas que l’on m’écoute, encore moins que l’on m’adresse la parole. Pire : il va de soi que je suis raciste, un con qui repousse les autres parce qu’en ayant peur, qui hait les gens différents sûrement parce que ne sachant que les envier, et surtout, qui conchie leur culture pour cause de manque total d’ouverture. Arrivé là, le jugement est tombé, la sentence incompressible. Peine de honte et de silence à perpétuité.

  Diable, que l’on me laisse seulement quelques minutes…

  Car c’est une description terrible pour moi, qui ai suivi un chemin à des encablures de là pour devenir ce que l’on nomme un identitaire, un chemin basé justement sur l’ouverture, la passion et la curiosité…

  Je vais tenter de dire comment je suis devenu un identitaire. C’est simple. J’ai voyagé à travers mon pays, mon continent puis le reste du monde. Ainsi j’ai rencontré des peuples, des cultures, des traditions, des paysages. J’ai ouvert des livres afin d’en découvrir plus encore. Et par ces chemins nombreux j’ai redécouvert ma terre. Je suis passé de féru à passionné d’histoire, de voyageur à grand voyageur. J’ai découvert la beauté, justement, de ce qu’EST, une culture, et c’est en éloignant mon regard que j’ai vu se dessiner les contours de mon identité, soudain nets et évidents, tandis qu’ils restent difficiles à discerner lorsque l’on reste à l’intérieur. J’ai découvert l’histoire des peuples jusqu’à ce que celle-ci me ramène à la mienne, celle de mon peuple, qui aujourd’hui me passionne. Ce filigrane de l’histoire infiniment imprégné d’identité. D’abord à travers châteaux et cathédrales, que connurent bien des anciens, ou ambiances et paysages, mille fois déjà savourés. A travers ces arts de vivre si raffinés, ces grands élans historiques, ou ces hommes d’esprit si rayonnants. Au travers des légendes, issues du fond de forêts profondes ou d’éruditions mystérieuses, qui racontent les idées, font palper les peurs et les ambiances d’une époque ancestrale. A travers les traditions, – qui quand elles sont françaises sont décriées et qui quand elles sont exotiques deviennent si intéressantes -, qui ne sont autres que l’écrin d’un morceau de monde que quelques hommes décidèrent un jour de protéger. Par là je stimule mon envie de plonger toujours plus dans ce qui fait l’histoire de ma terre, de ma civilisation, et donc de mes ancêtres, qui l’ont bâtie.

  Ce chemin me conduit par quelques détours vers des terres voisines, puis leurs voisines, et ainsi vogue mon esprit curieux.

  Et aujourd’hui, qu’est-ce que je fais en plus de découvrir les autres et moi-même et d’en apprendre toujours plus ? Et bien aujourd’hui, simplement, je partage.

  Voilà comment je suis devenu identitaire. J’ai appris. J’ai échangé. J’ai parcouru. Puis j’ai encore appris, et ainsi de suite. Et ce qui fait la différence avec le bienpensant anti-identitaire actuel, c’est sûrement deux simples petits détails.

  Tout d’abord, je suis devenu fier. Fier, tout simplement, sans exagération, sans envergure imposante, sans chauvinisme, juste humainement fier comme on est fier de ses enfants, de sa famille. Fier avec le cœur, de mon pays, de ma nation, de ma culture, de l’Europe civilisationnelle parmi laquelle elle a grandi, et, je le dis, de mon peuple, qui en est à l’origine. Bien hypocrite ou bien illogique serait l’amateur épris de l’œuvre mais méprisant son créateur.

  L’autre petite différence, c’est un simple double constat. Un constat humain, d’abord. Pas simplement basé sur ma personne mais bien sur chaque personne que j’écoute, quelque fut sa culture : les racines, c’est important pour l’homme. Je dirais même que les racines, c’est viscéral. Les racines s’expriment avec douleurs lorsqu’elles sont arrachées, manquent avec froideur lorsqu’on ne sait plus qui elles sont parmi plusieurs. Car l’on ne peut plus s’identifier. Phénomène massivement observé parmi les migrants et les métis qui parfois « choisissent un camp ». Un constat sociétal, ensuite. Le constat simple que l’Europe se sacrifie littéralement et presque sans retenue, jusqu’à une forme naissante de dictature anti-racines, anti-culture et anti-peuple autochtone. Une volonté transcendantale que le peuple autochtone, pourtant à l’origine de sa terre et de sa culture, ne devienne plus qu’une variable ethnique parmi d’autres, ou mieux, ne disparaisse dissout dans un métissage généralisé. Un beau paradoxe, au passage, où l’on prône à la fois la diversité et la dissolution générale. C’est simple, aujourd’hui, pour le français de souche, on passe d’amoureux transi à facho antipathique sur simple évocation d’identité ou de racines charnelles. A moins de se cacher, et ne rien vraiment partager sinon ironiquement ou avec exotisme…

  Il existe une émission télévisée dont je trouve que le titre sied à ravir à une idée idéaliste des mouvements de peuples et de cultures : « Des racines et des ailes ». Savoir reconnaître et défendre ses racines, en sachant être émerveillé par les autres cultures, sinon au moins les respecter. Savoir les respecter implique forcément de ne pas les envahir et de ne pas les forcer à changer. Une identité, au-dessus des racines, ça évolue, au fil des siècles. Mais une identité forcée, contrainte de changer, risque de se briser. Et cette rupture n’est pas dénuée de violence. D’autres peuples l’ont déjà vécue au cours des siècles.

  C’est simple au fond. J’étais amoureux et fier. Puis j’ai vu mes amours sacrifiées, humiliées, et je suis devenu identitaire, comme pour protéger mon identité, qui a autant de légitimité que celle des autres. Et par la force de l’évolution des esprits, j’ai fini facho aux yeux des nouveaux juges modernes.

  A présent même si je dois parfois faire chuchoter cette part de moi-même, je suis devenu deux fois plus identitaire. Un identitaire pur. Ce terme n’implique pas d’extrémisme. Il s’agit au contraire de faire respecter les identités, quelles qu’elles soient, par passion et par principe. Mais aussi de faire office de mémoire par le partage de mes racines, qui intéressent infiniment l’étranger curieux, comme les siennes m’intéressent. De faire enfin office de bouclier protecteur quant aux affronts que subit ma propre identité, qui à l’heure d’écrire ces lignes vacille sous de nombreux assauts.

  Et pour toujours un voyageur ouvert et curieux.

racines arbre monde

Quelques précisions après cette émanation du cœur…

Idéalement, je tente tant que possible de rester réaliste et objectif, de me doter d’un respect réel pour toutes les cultures, quelles qu’elles soient, par principe, et le plus souvent d’un intérêt sincère pour celles-ci (selon les passions et préférences, bien entendu).

Pas plus juge qu’un autre, je ne dois cependant pas me priver d’esprit critique. Ainsi, ne pas prendre obligatoirement position sur la question infiniment périlleuse de « toutes les cultures se valent-elles ou non ? » (Moi-même je n’ai pas encore la réponse, s’il y en a une, mais j’ai quelques idées). Le point de vue à considérer est que toutes les cultures sont potentiellement intéressantes, et s’il est délicat d’effectuer des comparatifs qualitatifs, en tant qu’identitaire  je me dois pour autant de rester impartial et critique envers ce que je considère objectivement comme négatif, néfaste, etc.

Je me dois bien sûr d’être un bouclier dans la défense des identités et des cultures en général, mais en brandissant avant tout mon bouclier, pour défendre mon propre blason, mon identité, si elle est menacée. Ce sont mes racines !

Je me dois aussi de me priver d’effectuer trop rapidement des généralités totalitaires, et prendre l’individu avec le respect qu’il mérite et lui laisser chaque fois sa chance, mais en rien ne se priver d’étudier les masses, sinon tout travail sociologique est impossible. Ceci permet simplement de protéger l’exception, partout présente. Laisser sa chance à chacun est un travail parfois très difficile, lorsque l’on est blasé ou exaspéré par une majorité, mais c’est un principe vers lequel tendre.

En tant qu’identitaire je ne suis en rien non plus un passéiste, contrairement à l’argument type, je ne vis pas dans un passé révolu. Je suis d’ailleurs quelqu’un qui s’inquiète sans cesse de l’avenir, et qui sait aussi que ce qui a forgé la terre et les identités au cours des millénaires ce sont des projets qui un jour furent présents et futurs, ainsi le progrès (tant qu’il respect l’Homme) ne doit jamais cesser (le viaduc de Millau a autant de classe qu’un château du Périgord, les siècles en moins). Mais un progrès qui jamais ne se défait de son socle passé, car cet hier féconde ce jour et fait naître demain. Renier ou ignorer le passé fait perdre toute consistance et tout repère dans le présent, le relativise au point de le liquéfier. Ceci inclut les parties lumineuses comme les plus sombres de l’histoire, car chacune façonne, qu’elle fut caresse ou coup de burin perpétré au visage de notre histoire. Plus que pour quiconque ce passé est une énergie acquise me permettant d’aller de l’avant.

En tant qu’identitaire je possède un attachement au patrimoine sans faille, charnel, qu’il fut matériel ou immatériel, concevant ainsi par ce fait l’importance du patrimoine d’autrui. Mais ceci toujours sans fanatisme, tout comme je suis patriote avec le cœur et sans chauvinisme. Un patrimoine dont je me porte comme protecteur, défenseur, mais aussi que je partage et fais découvrir non sans fierté.

Je connais le sens d’une fierté patriotique de cœur, sachant aimer sans chauvinisme, adorer sans fanatisme, partager sans écraser, découvrir sans prendre toute la place, et avec élégance (à la Française !).

Je me dois par essence d’être tant que possible dépourvu de racisme ou d’irrespect, mais ne dois jamais non plus cautionner l’argument négationnisme qui voudrait qu’il n’y ait aucune différence entre les ethnies (ce qui est scientifique faux), et ne dois non plus me voiler la face vis-à-vis des caractères d’une culture ou d’une civilisation. Enfin, ne jamais transiger face aux visions bien-pensantes ou « bisounours », et savoir dire les choses, asséner les vérités.

En tant qu’identitaire je possède enfin, par principe mais surtout par passion, une culture que sans cesse je travaille, aidé en ça par une curiosité qui définit l’identitaire et sied à ravir à son portrait.

Voir aussi, dans une continuité logique : Tout est identitaire

51 commentaires pour A l’aide, je suis un identitaire !

  1. Requiem dit :

    En un mot…

    Merci

  2. MdeNice dit :

    Tant qu’à défendre notre identité, défendons aussi l’orthographe: j’écrirais plutôt « hais » et « dissous ». Amicalement

  3. MdeNice dit :

    Excusez ce moment de sottise et de fatigue. Autant pour moi, c’est bien « dissout ». Amicalement,

  4. A la française, on écrit : « Puis j’ai vu mes amours sacrifiéEs, humiliéEs »…
    A part ça, bon texte.

  5. Gualtiero dit :

    Bravo, c’est aussi parfaitement ce que je ressens, ce que je vis dans mon quotidien en France et ce que j’expérimente dans chacun de mes voyages de par le monde, et c’est ainsi que nous contribuerons à défendre la liberté et la solidarité de tous les peuples du monde, loin de tout le prêchi-prêcha sans-frontièriste qui nivelle le monde !
    Le citoyen du monde (typiquement l’ERASMUS moyen que je connais bien) est exactement le contraire d’un voyageur ouvert à la richesse de la diversité des cultures, c’est un touriste consommateur de clichés et serviteur du Marché…

    C’est quand on a compris que toute identité particulière (et singulièrement l’identité française) pleinement et paisiblement assumée, et même revendiquée avec fierté, loin d’être repli, fermeture, supérialisme, est la condition de toute confrontation féconde avec l’altérité, déploiement vers un ailleurs et un étrange irréductibles, qu’on devient selon moi un vrai et bon patriote.

  6. Querying a man dit :

    Petite question: (et bravo pour votre billet c’était agréable à lire)
    Est ce la lettre de Xyr (anciennement du site « l’Horreur au Château ») qui vous a poussé à écrire ce billet?
    Sinon je trouve qu’il énonce clairement ce qu’est être identitaire sans passer par le raccourci qu’impose le média traditionnel.
    Continuer!

    • Merci pour ce commentaire. 🙂
      Concernant Xyr, en fait si j’ai beaucoup apprécié sa lettre, ce n’est pas elle qui m’a pour autant donné l’idée de ces billets (ça m’aura peut être poussé à les mettre en ligne cependant), ce croisement est un hasard total, j’avais écrit ces billets au départ pour moi même il y a déjà quelques temps, en particulier « A l’aide » qui date de l’année dernière et que j’avais seulement posté une fois sur un ancien forum.

  7. Juan dit :

    Les algériens, marocains, tunisiens, égyptiens, turques et j’en passe… sont ultra-natio et fiers de ce qu’ils sont ! Alors pourquoi nous français, n’avons nous pas le droit à cette fierté ???

    Je suis souvent parti aux États-Unis et j’ai pu constater que dans de nombreux quartiers dit « ghetto » ou « populaire chez nous » il y avait accroché un peu partout, de nombreux drapeaux à la bannière étoilée, par contre en France quand vous sortez un drapeau « bleu, blanc, rouge » dans une de nos nombreuses banlieues islamisées et bien soit vous êtes traité de « facho » soit on vous passe à tabac !

    • CAPTAIN-NICK dit :

      Un uniforme militaire, un drapeau, ne peuvent impunément -s’ils sont étrangers- être portés ou brandis hors des limites des « concessions » diplomatiques. C’est pour cette raison, et pour ne pas offusquer le pays d’accueil, que les membres des corps diplomatiques s’interdisent cette pratique. Ils risquent l’incident diplomatique;
      Il faut croire qu’en France, nous éduquons fort mal nos hôtes et leurs enfant devenus nos citoyens, et qui se trouvent à revendiquer constamment leurs « racines », voire à nous les imposer.
      Si j’étais maire, j’annulerais tout mariage où:
      1. les règles du codes de la route ne sont pas respectées par la noce,
      2. un drapeau étranger est brandi en cortège dans la rue.
      La raison ? Incident diplomatique !

  8. adamastor dit :

    @MdeNice
    Le participe passé “classique” a des terminaisons différentes au masculin et au féminin : dissous, dissoute. Les rectifications proposent de le simplifier en dissout, dissoute. Néanmoins l’orthographe dissous est tout à fait correcte.
    @ Corsairemalouin.
    Bravo pour ce très beau billet bien senti. J’épouse totalement vos vues. Je me suis permis, un peu par jeu envers MdeNice, et sans aucune mauvaise intention, de rectifier deux petites choses repérées sur votre texte (cf ci-dessous). Si je devais faire un bémol, il ne concernerait que la ponctuation. Le texte gagnerait encore plus de force. Mais de toute manière il dit tout et le dit très bien. Bravo.
    « Ceci inclue » Subjonctif présent, alors qu’il s’agit d’un indicatif présent donc: CECI INCLUT
    « … caresse ou coups de burin perpétré ». Dans ce cas coup doit rester singulier: coup de burin qui sera tout aussi parlant.

  9. Gérard dit :

    Concernant le verbe haïr,
    Le sujet est bien ici le con.
    Il repousse,
    Il hait,
    Il conchie…
    Et parce que nous sommes bien à l’indicatif présent, et à la troisième personne précisément.
    http://conjf.cactus2000.de/showverb.fr.php?verb=hair

    Le verbe dissoudre ne trouve la forme dissout que dans la troisième personne de l’indicatif présent : il, ou elle, dissout.
    http://conjf.cactus2000.de/showverb.fr.php?verb=dissoudre
    Ce qui n’est pas le cas ici.
    Employé comme adjectif, il s’écrit donc : qu’il ne disparaisse dissolu…
    http://www.cnrtl.fr/definition/dissolu

    Mille et plates excuses…

  10. Lu dit :

    Beau texte.

  11. Anonyme dit :

    Bravo!

  12. CAPTAIN-NICK dit :

    @MdeNICE
    Non l’orthographe ne fait pas partie de notre identité. Elle n’est qu’un code, un support, un vecteur. Rien d’autre. Et pendant, qu’entre identitaires et patriotes, on se « bouffe la gueule » sur fond d’orthographe, l’aculture elle détruit notre identité !
    NB: bravo ! bravo pour cet article qui résume ma propre démarche.

  13. Le portulan te ment dit :

    « Non l’orthographe ne fait pas partie de notre identité. Elle n’est qu’un code, un support, un vecteur. »
    Comme le sont les couleurs, la devise, la Marseillaise. Donc merci de respecter le code identitaire, wesh wesh.

    Bravo à Corsaire pour tout le reste.

  14. Un grand merci pour cette Ode à l’amour et la passion de notre identité

  15. courir vite dit :

    Merci beaucoup de ce texte.

    Juste pour continuer sur la lancée de l’orthographe, le « puis » me gêne dans cette phrase :

    « Les racines s’expriment avec douleurs lorsqu’elles sont arrachées, manquent avec froideur lorsqu’on ne sait plus qui elles sont parmi plusieurs. Car l’on ne puis plus s’identifier »

    • courir vite dit :

      « Les racines s’expriment avec douleurs lorsqu’elles sont arrachées, manquent avec froideur lorsqu’on ne sait plus qui elles sont parmi plusieurs. Car l’on ne puis plus s’identifier. »

      Non, vraiment, vous ne voulez pas corriger « puis » ?

  16. Très beau texte dénué de toute haine ou colère alors qu’on pourrait parfaitement le comprendre.
    C’est sans doute ce côté affectueux et sincère qui me plait le plus. Moi même, si je ne m’associe pas (encore) au mouvement identitaire, je partage un grand nombre de ces réflexions et impressions sur l’histoire et l’actualité.
    Je ne suis pas très optimiste sur l’avenir et ai plutôt tendance à vouloir me « préparer » à un monde encore un peu moins sympathique pour les gens comme toi et moi, mais ton texte m’a rappelé qu’il ne faut pas uniquement chercher à défendre sa culture, mais aussi savoir la faire vivre et la répandre amicalement autour de soi, tout en étant réceptif à celles des autres. Pour cela, je t’en remercie.

    J’attend de nouveaux articles avec impatience !

  17. Creuxduloup dit :

    Très belle communication où je me retrouve presque totalement. Pour ma part, j’ai non seulement voyagé mais longuement séjourné dans d’autres lieux, en ou en-dehors d’Europe. Djibouti, les USA, Hambourg, et Naples.
    En Asie, je me suis toujours sentie « touriste ».
    En Afrique musulmane, je me suis toujours sentie « blanche », corps étranger, quelque soit la chaleur de nos relations avec le voisinage.
    A Hambourg (où mes enfants étaient scolarisés en milieu allemand et luthérien) j’était (presque) chez moi… catholique de la Diaspora (sic!)
    A Naples, j’étais 100% napolitaine, baisant les statues, processionnant autour de sang de San Gennaro, payant le « pizzo » à la Camorra, entièrement « digérée » par l’intégration sociale du « vico ».
    Aux USA où vit ma fille entre Quakers et Amish, j’ai admiré ce pays qui parvient malgré les différences d’origines, à souder son peuple autour d’un drapeau et d’un hymne que l’on « boit » la main sur les coeur et non au garde à vous..
    Heureuse comme Ulysse, je vis maintenant dans le village de mes ancêtres, identitaire de mon terroir, de mon pays, de l’Europe et du Monde, respectant en quelque sorte les lois de la Perspective.

  18. sleipnir1 dit :

    tu as tous bien…………… résumé…………….bravo
    Tres bon article

  19. laobu dit :

    Merci pour ce magnifique billet. Je suis moi meme identitaire et voyageur chevronne – j’ecris d’ailleurs depuis l’Asie, mes excuses pour les accents manquants – et vos mots revelent sur « le papier » ce que je ressens et ce que j’imagine tous les vrais patriotes ressentent.
    J’espere que vous ne m’en voudrez pas si je partage ce texte avec mes proches, et mes contradicteurs…

  20. autochtone dit :

    La base de l’identité reste ethnique,
    raison pour laquelle ceux qui défendent leur identité Française dans la France actuelle, sont diabolisés,
    l’anti-racisme à conditionné toute une partie de la population

    • Je suis d’accord avec vous, il s’agit d’une base, d’une souche, celle dont on peut le moins se démarquer. Elle sert de premier marqueur différenciant des groupes. C’est aussi pourquoi il est illusoire d’ignorer l’ethnicité. Avec ces marqueurs correspondent, en général, une culture et des coutumes ancestrales relatives au groupe.

  21. noburka dit :

    je suis identitaire et fier de l’etre

  22. michel delmotte dit :

    Très beau texte, merci à toi. J’ai 33 ans, étais anarchiste de gauche, et aujourd’hui… anarchiste de droite. Je culpabilise parfois de ce revirement, la pression est parfois très forte, tu en parles avec beaucoup de finesse. Non, être attaché à ses racines n’est pas être raciste, rejeter les dérives d’un système à bout de souffle n’est pas anti-progrès. Merci l’ami! 😉

    • Merci pour ce message très sympathique. Je serais curieux d’en apprendre plus sur les différences entre un anarchisme de gauche et un anarchisme de droite ! 🙂

  23. lemarchand de sable dit :

    Vu comme cela, je ne peux qu’être fier d’être un identitaire…car à l’évidence, il y a du corsaire dans la plume mouchetée de l’auteur et de la chevalerie dans le coeur.
    En lisant cet article, je me sens conforté dans mes choix, mes pensées et mes valeurs humanistes et sociales, lesquelles semblent bien trop souvent éloignées des petitesses de ceux qui mène la France à son déclin…
    Je vous rends la plume, votre fidèle amie, à ses épanchements feutrés et prometteurs…
    Oui, je suis fier d’être un identitaire !

    • Merci pour ce beau commentaire, ami chevaleresque !

      Bien des hommes sont des identitaires sans le savoir. L’identité, bien que politisée à présent, n’est pas une opinion politique, mais une composante fondamentale et naturelle des Hommes et des peuples qui furent séparés par les ans et les lieues. Il devrait couler de source qu’il soit légitime de la protéger, surtout si c’est contre quelques puissants égoïstes, pécuniaires, relativistes et individualistes !

  24. Anonyme dit :

    Bonjour,
    Nul doute que ce commentaire ne sera pas publié, mais peu importe…
    Vous maniez admirablement la langue française,
    Vous avez a priori voyagé et donc vécu de nombreuses rencontres,
    Seulement, vous semblez confondre partage et domination. Si vous avez parcouru le monde à la manière d’un missionnaire, d’un porteur de la bonne parole, je comprends mieux votre position.
    Certes, votre texte n’est pas désagréable à lire pour peu que l’on soit comme vous habité par la peur de l’étranger (par définition ce que l’on ne connait pas) et la certitude d’être issu d’une société supérieure aux autres.
    Ce qui n’est pas mon cas, vos épanchements me donnent la nausée…

    • J’ai peur que votre lecture n’ait guère été fructueuse et que vous ayez, malheureusement, assez peu compris le sens de ce texte… Mais je respecte votre avis malgré tout !

  25. Augu dit :

    Le problème des identitaires, c’est que 90% d’entres sont bel et bien stupides, ignorants, racistes et dangereux.

    Etre fière d’être français/européen? Il y aurait de quoi l’être si vos parents et gros-parents n’étaient pas des bouseux sûrement tout aussi racistes que vous et probablement collaborateurs passifs pendant l’invasion allemande.

    Il y aurait de quoi si l’Histoire de la France était toute pure, sans colonisation, inquisition, collaboration etc…et si les crétins ignorants que vous êtes vous tiriez de l’Histoire française les meilleurs héritages que sont celui de la littérature, l’architecture, la diplomatie, des sciences ou de l’art.

    Il y aurait de quoi surtout si aujourd’hui la France n’était pas en train de sombrer, peut-être définitivement, tirée vers le bas par des gens comme vous plus inspirés par l’époque archaïque et obscurantiste du Moyen-Age que celui de la Renaissance.

    Moi je suis français fils d’étranger, et ayant constaté ma supériorité intellectuelle et grammaticale à maintes reprises en face d’identitaires, je peux le dire: je suis plus français que vous, car la France c’est 3000 ans d’Histoire, et je ne m’en inspire que du meilleur, de ceux qui ont construit, développé et fait rayonné la France plutôt que les tâches sombres et récurrentes des bouseux racistes qui font qu’à chaque période de crise l’on ne peut, à juste raison, plus être fière d’être français.

    • Je suis d’accord avec une partie de votre point de vue, notamment celui qui consiste à tirer le meilleur ou le moins délétère d’une histoire (fut-elle nationale ou civilisationnelle), et à ne pas se satisfaire de périodes prétendument sombres et archaïques (qui le l’étaient pas tant que cela, contrairement à ce que bien des ignorants pensent encore) mais à réutiliser tout ce qui prend la forme de fondements et de socles positifs, apparus à toutes les époques, même les plus reculées. Malgré tout, dans une partie de votre message, vous semblez partir sur quelque chose d’infiniment plus restrictif et négatif, comme si aucune fierté n’était à jamais retirable de la France ou de l’Europe tout spécialement parce qu’elles ont été entachées de périodes sombres et négatives (un peu à l’instar du reste du monde, soit dit en passant)… Ce qui nous amène d’ailleurs à l’éternel discours culpabilisateur.

      Et concernant mes ancêtres, pardon mais une partie d’entre eux était effectivement de la caste des bouseux des campagnes. Vous savez, ceux-là même qui se sont esquintés pour nourrir le reste de la France, qui n’avaient pour richesses que la simplicité et la fierté d’un labeur difficile, et qui sont en rapport avec la moitié de notre patrimoine national matériel ou immatériel…

      Pour ce qui est de la collaboration, voilà bien un exemple culpabilisateur stupide parmi les plus usités : si une partie collaborait effectivement sincèrement avec des idées racistes/antisémites en arrière-plan, s’agissant de l’immense majorité c’est faire insulte à ce peuple de « bouseux » que vous méprisez tant et que vos ancêtres n’ont d’ailleurs jamais connu : ce que l’on qualifie aujourd’hui de collaboration honteuse n’était le plus souvent qu’une soumission à une obligation impérieuse de survie et à des ordres dictatoriaux implicites ou explicites qui menaçaient de tout faire perdre en un instant, mêlée à une résistance par la lenteur volontaire, la froideur et l’ignorance envers l’occupant, la mauvaise volonté et la basse qualité du travail fourni aux envahisseurs. Pour la plupart de ces pauvres gens que l’on accable aujourd’hui, il s’agissait avant tout de continuer à gratter la terre, de continuer à enfourner les miches, de continuer à nourrir les enfants et à survivre malgré l’inflation, les violences et les spoliations de l’occupant, et d’être soumis à la crainte journalière de perdre tout ce que l’on possède ou de finir enfermé dans une prison de travail allemande (comme mon grand-père d’ailleurs, puisque ça vous intéresse) sans même qu’il s’agisse de vraie résistance, sans avoir parfois, du fond de la cambrousse, une idée claire (voire aucune idée) de ce qui pouvait se tramer d’affreux là-bas, au-delà des lignes, derrière quelques sombres carrés de barbelés. Traitez-les de lâches collabos si ça vous chante, mais bon, c’est tellement facile aujourd’hui…

      Là où ça coince encore, c’est sur le jugement que vous portez à la grande majorité des identitaires (puisque vous parlez de 90%). Alors certes, parmi ceux-ci, il y a des abrutis et même des sous-crétins de basse fosse, qui se réclament identitaires comme ils se réclameraient d’extrême droite mais en plus original, pour exprimer quelques opinions sans reliefs, parfois violentes et d’une pauvreté abyssale. Mais ça, c’est comme partout, il y a des cons et des hypocrites à tous les coins, ça vaut aussi bien chez les identitaires qu’au front de gauche ou dans le premier bureau associatif venu. Et la réflexion de fond de l’identitarisme, lorsqu’elle est sincère, est issue d’une pensée tout de même un peu plus élaborée et cultivée. Il y a même avant tout une réflexion et un questionnement, il serait sinon difficile d’assumer une conception identitaire du monde qui nous entoure, voire même de l’entrapercevoir derrière les Hommes et les groupes d’Hommes. Une étude avait même révélé, je ne sais plus où, que l’identitaire moyen était issu d’une manière générale d’une catégorie socio-culturelle plus « intello » que la moyenne de ce qui est considéré comme « très à droite sur l’échiquier politique » (bien qu’à ce sujet d’être de droite ou d’autre chose, selon mon avis, l’identité, comme l’écologie, ne devrait pas avoir de bord ou d’orientation mais juste couler de source). Même avec tout ça, donc, vous trouverez des cons, grumeleux, rassemblés par paquets, comme c’est le cas n’importe où ailleurs dans n’importe quelle organisation humaine.

      Ne me mettez pas immédiatement dans le même sac que le reste des identitaires, et, sans ignorer la masse, considérez l’individu avant tout, je vous en serais reconnaissant. Je ne fais d’ailleurs parti d’aucun groupe, groupuscule, parti ou clan quelconque, au cas où ça vous démangerait de me mettre dans l’un de ces sacs.

      Quant à « je suis plus français que vous », merci mais vous pouviez vous abstenir, surtout si c’est en se basant seulement sur quelques considérations de supériorité grammaticale et intellectuelle vis-à-vis des quelques crétins que vous avez croisés durant votre existence. Que vous vous sentiez profondément Français, tant mieux, mais ne nous faites pas l’insulte de penser que les millénaires qui nous rattachent de fait à notre pays ne sont rien.

      • Chilbaric dit :

        « Et concernant mes ancêtres, pardon mais une partie d’entre eux était effectivement de la caste des bouseux des campagnes. Vous savez, ceux-là même qui se sont esquintés pour nourrir le reste de la France, qui n’avaient pour richesses que la simplicité et la fierté d’un labeur difficile, et qui sont en rapport avec la moitié de notre patrimoine national matériel ou immatériel… »
        On ne peut pas dire mieux. Dans le monde entier, ce sont les paysans qui nourrissent les prêtres et les guerriers.
        Et pour ce qui est de la noblesse : la plupart de nos danses « nobles » européennes avaient une origine populaire, la valse étant le plus célèbre exemple.

    • Chilbaric dit :

      C’est du Finkelkrautisme aïgu ! : la France c’est quand on parle français et qu’on aime ça …

      Or c’est le Peuple qui fait la Langue et pas la Langue qui fait le Peuple.

      Qui osera dire qu’il n’y a pas de peuple norvégien sous prétexte que plus de la moitié des Norvégiens, dans leur vie quotidienne, parlent autre chose que le bokmål ?

      La connaissance du français était plus répandue dans l’élite européenne avant la révolution qu’aujourdhui, tandis qu’à l’inverse, beaucoup de français ne le parlait pas dans la vie quotidienne, voire, pour certains, jamais !

      Montaigne truffait ses essais de mots gascons inconnus à Paris. Et alors ? ! Qu’est-ce qu’on s’en fiche, franchement ! Ce qui compte, c’est ce qu’il dit !

      La volonté d’anéantir le bilinguisme naturel des Français était un crime contre la France.

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