La richesse du métis… ou la fortune embarrassante.

La richesse du métis… ou la fortune embarrassante.

Metis National GeographicAvant toute chose, une précision : nous ne rejetons en rien, ici, les métis issus d’une véritable union amoureuse sincère. Il faut protéger l’amour. Ces véritables fruits d’une union aimante, qui ne sont pas issus d’un des nombreux mariages d’intérêt ou d’une des violences de la vie, existent bel et bien, même si l’amour ne suffit cependant pas toujours à abroger toutes les difficultés. Nous n’ignorons jamais non plus, évidemment, ceux pour qui tout va bien… Entendons-nous bien. Mais dans une grande partie des cas, semble-t-il, le métissage est plus ou moins douloureux pour l’enfant, comme on va le voir, et à une autre échelle, délétère pour les identités des peuples. 

Ces exceptions sont sans rapport cependant avec la volonté impérieuse de puissants qui prônent jour après jour le métissage généralisé comme si celui-ci devait à tout prix représenter l’avenir de l’humanité, projet soutenu à un point tel que le métis peut apparaître comme l’aryen du XXIème siècle (selon certains), armé d’une supérieure richesse multiculturelle d’avenir et mis en opposition avec les races et les nations, en opposition avec les vieilles confrontations barbares et les anciennes idéologies, quitte à faire table rase de tout ce qui existe encore aujourd’hui.

« Quel est l’objectif ? Ça va faire parler. Mais l’objectif, c’est de relever le défi du métissage. Défi du métissage que nous adresse le 21ème siècle. Ce n’est pas un choix, c’est une obligation, c’est un impératif. On ne peut pas faire autrement (…) Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra que la république passe à des méthodes plus contraignantes encore« , nous rappelle ainsi Nicolas Sarkozy en 2008…

métissage avenir du mondeQu’on le veuille ou non, le métissage réel reste une faible minorité, en France comme aux Etats-Unis (4% au mieux dans les agglomérations, malgré la forte présence de minorités, encore moins ailleurs), et il y a de la logique à cela tant les distances sont grandes entre les cultures et/ou les ethnies et tant la logique de la reproduction rapproche de son prochain ressemblant (l’Homme étant un grégaire sélectif), pour la survie du groupe et la compatibilité culturelle, génétique, immunitaire, etc.

Et qu’on le veuille ou non, qu’importe le nombre d’arcs-en-ciel que dessinent sous vos yeux les bisounours et les ultra-positivistes de notre époque, le métissage, pour beaucoup, est douloureux, parfois très douloureux. Et c’est une douleur qui dure souvent toute la vie, puisque émergent d’aspects constitutifs de la personne, intrinsèques. Pour les autres, qui le vivent bien (en excluant ceux qui affirment le vivre bien ou en être fier uniquement par protection ou pour combler un vide), c’est tant mieux. Mais ce qui semble pourtant ressortir au vu des témoignages, c’est que la difficulté, oscillant entre modérée et intense selon les personnes, les périodes ou les contextes, semble devoir rester fort répandue.

Note : nonobstant le fait qu’en théorie, selon la définition officielle, « métissage » signifie entre autres « mélange entre races », nous pourrons parler ici d’un concept de métissage en tant que « mélange donnant naissance » au sein aussi bien de groupes ethniques que de cultures et de religions.

De longues séparations entre les peuples

Les peuples du monde, les groupes ethniques et les cultures inhérentes, ont évolué chacun de leur côté durant des millénaires, nourries d’échanges limités entre les groupes, au point que l’on en arrive à ce que l’on connait aujourd’hui : des civilisations, des ethnies, des couleurs, des cultures, des traditions, différenciées depuis des temps très anciens au point qu’elles n’ont plus en commun que l’humanité. Il s’agit d’un phénomène évolutif normal, et si nous avions attendu un bon nombre de millénaires supplémentaires sans nous rencontrer plus que ça, nous aurions potentiellement évolué au point d’atteindre la scission reproductive, c’est à dire d’entrer dans l’incapacité de se reproduire entre groupes séparés à cause de trop fortes différenciations génétiques : une séparation entre espèces comme il s’en est observé à l’infinie dans le règne du vivant au fil des millions d’années. Bref, nous n’avons certes pas atteint ce point, des dizaines de millénaires supplémentaires auraient été nécessaires. Mais ce processus, naturel et spontané, a tout de même eu cour durant des millénaires (les Européens sont séparés des Africains depuis 70.000 à 110.000 ans et se sont même différenciés au contact de Neandertal), et les cultures, nées à posteriori de cette séparation, sont assez fondamentalement différenciées entre les continents, et à plus petite échelle entre régions/pays, etc.

Plus facile d’être métis lorsque les différences sont faibles…

Le métissage est tellement prôné que l’on rencontre parfois des gens qui aujourd’hui déclarent, avec toute cette fierté étincelante au fond des yeux : « Moi aussi je suis métis, je suis né d’un père Breton et d’une mère Alsacienne ! », ou équivalent. Il est pourtant beaucoup plus facile d’être « métissé » au sein d’une même ethnie, d’un même pays, d’une même langue, d’une même religion, avec seulement quelques coutumes et parcelles culturelles régionales différentes… De même entre pays européens, par exemple, tout comme l’immigration européenne se fond et s’assimile dès la deuxième génération, bien que la 1ère génération ait pu subir quelques difficultés tout de même. C’est lorsque le métissage concerne des groupes ethnoculturels plus différenciés, dont les fondements mêmes sont différents, que les difficultés commencent apportant avec elles leur lot de douleurs et d’angoisses.

Le métis issus de cultures et/ou d’ethnies très différentes souffre – souvent – d’un mal beaucoup plus douloureux : être étiré entre plusieurs pôles magnétiques. Ceux-ci se résignent souvent, finalement, à devoir choisir un camp, se libérant d’une partie de leur identité et ne mettant en avant que le reste de celle-ci, même s’ils ne l’ont parfois hérité que très partiellement selon les aléas. Au-delà de ça, les métis sont parfois rejetés de tous côtés : différents, ils ne semblent pas être « d’ici », ni de « là-bas » non plus, trop-ceci et pas assez cela. Si l’humanité ne s’était pas à ce point séparée au fil du temps, il ne serait pas si difficile d’être un métis. Et comme si cela ne suffisait pas, il existe aussi de nombreux problèmes inhérents à la famille et à l’entourage direct.

Tourmente identitaire

Les métis sont généralement à la course pour la découverte de leurs origines : comme chacun, ils ont besoin de savoir qui ils sont, donc ce qui les constitue, ce dont ils ont hérité, à quel monde ils appartiennent et ce qu’ils devront transmettre. Malheureusement cette course à la découverte de soi est généralement vouée en partie à l’échec. La complexité des situations historiques et familiales engendre les plus grandes difficultés soit à découvrir toutes les facettes de son héritage, soit à en concilier les différents aspects (comme entre allemands et français à une certaine époque, entre français et algériens à une autre, entre chrétiens et musulmans, etc.). Beaucoup de métis, y compris parmi les plus célèbres (on pensera à Yannick Noah par exemple), souffrent d’une véritable tourmente identitaire. Et la douleur n’est pas mince, superficielle : ainsi les cas de dépression sérieuse ne sont pas négligeables, tout comme les sensations de vide à combler, ou, plus forte encore, la perte des repères, et ainsi l’absence de sécurité dans le vécu social et le rapport à l’autre, autre qui est généralement basé sur un schéma souvent plus simple et fatalement plus sûr et cohérent.

Dans certains cas, il s’agit de la honte d’une partie de ses origines/de ce qui constitue sa personne, variant selon le milieu ou le contexte. On pensera par exemple aux métis noirs et blancs qui se considèrent parfois plus volontiers comme héritiers de la culture noire (Noah, …) parce que le contexte y est plus propice, par opposition ou pour quelque autres raisons, ou encore qui sont considérés comme tels, avec parfois des proportions impressionnantes comme aux USA où l’on dit parfois « qu’une goutte de sang noir fait le noir », ainsi en est-il par exemple de B. Obama.

Metis

Les métis sont parfois totalement incapables de répondre à la simple question « tu es de quelle origine ? » (question qu’ils subissent d’ailleurs plus souvent que quiconque car différents de ce qui est connu et difficilement définissables), et ce n’est pas faute d’essayer tous les jours d’y répondre en eux-mêmes. Ces questionnements, même pris à la légère au départ, finissent par devenir lourds et envahissants, surtout si cette quête est vouée à l’échec.

« Je ne sais rien de 50 % de mon être. Je souffre de cette méconnaissance d’une partie de mon identité. »

« Suis-je blanche? Suis-je noire ? Suis-je française? Suis-je camerounaise ? Ma double culture est une entrave à la confiance en moi… Lorsque certaines personnes me demandent mes origines, je suis souvent très mal à l’aise, car je n’ai pas encore trouvé ma place. »

Comment doit se sentir le métis ? Est-ce qu’il doit considérer qu’il n’est ni Africain, ni Européen (par exemple pour un Européen-Africain et sachant que ça peut être beaucoup plus complexe), et donc se considérer comme quelque chose de nouveau, d’unique, prenant le risque de ne se reconnaître nulle part et de n’appartenir à aucun groupe ? Est-ce qu’il doit au contraire tenter de tout cumuler, à 200%, alors même qu’un seul être ne pourrait hériter de tout (génétiquement et culturellement), quitte à souffrir de cette difficulté intense de conciliation et du poids immense de cet héritage ? Est-ce qu’il doit sinon être tout à la fois mais donc qu’à moitié pour chaque chose, prenant le risque d’être partiel, de se sentir incomplet ? Doit-il être tout le monde et personne à la fois, être tout et rien, appartenir à chaque endroit mais être rejeté partout ..?

« Le souci c’est que maintenant très régulièrement je me fais aborder par des mecs parfois agressifs me prenant pour une personne de leur communauté (algérienne, marocaine…). Je n’ai absolument rien contre telle ou telle communauté, mais pour la première fois je souffre qu’on me prenne pour ce que je ne suis pas. »

Certains métis vont parfois, à l’inverse, jusqu’à développer une forme de supériorité parce qu’ils « contiennent plus », « sont plus de choses à la fois » que le non-métis, engendrant une forme originale et moderne de discrimination. Il faut dire qu’on les y incite quelque peu.

Un autre problème tout bête et qui apparaît parfois chez les métis : le fait de ne pas se sentir ressembler soit à ses parents soit à son enfant métis. Alors certes, tous trois se ressemblent, tous trois ont des parts de chacun, avec des pourcentages aléatoires. Mais un choc intervient pourtant tout de même, même si il est parfois très bien vécu (notamment avec un bon bagage d’amour sincère) : la maman blanche a du mal à se reconnaître dans son enfant, aux traits si Africains (par exemple), ce qui doit tout de même être une sensation étrange et de dépossession, sur le coup ou à posteriori. Dans l’autre sens, de même : l’enfant peut ne pas se sentir réellement ressembler ni à l’un ni à l’autre de ses parents, tant il est unique et ne semble plus être issue d’une filiation directe et évidente, tout ceci engendrant plus de questionnements encore pour l’enfant.

« Je ne ressemblais à personne, ni à ma mère, ni à mon père et je me sentais seule. »

Il existe aussi le problème du parent ou de la famille qui n’accepte plus ou difficilement les compromis culturels, si riches et pourtant si difficiles à maintenir, au point que de nombreuses séparations interviennent sous ces motifs (l’un des parents rentrant au pays), engendrant dépressions réelles, questionnements et incompréhensions pour l’enfant (entre autres). Tout ceci concourant aussi à l’étirement du métis entre différents pôles magnétiques.

« Quand j’ai revu mon père, il m’a expliqué que les différences culturelles entre eux, qui étaient à la base source d’enrichissement mutuel, se sont transformées parfois en injures qu’ils se lançaient à la figure avec ma mère. »

« La différence de cultures, c’est un combat de tous les jours, même si on a l’esprit large, et moi je n’avais plus envie de me battre. »

Complications religieuses

maman musulmaneUne autre complication (parfois extrême) due au métissage : l’aspect religieux. Le métissage, surtout entre certaines religions, n’est pas facile à vivre. Quand on voit les interrogations que peuvent engendrer deux parents chrétiens mais de rite différent au sujet des enfants, on imagine bien le problème avec une religion fondamentalement différente dans son origine, dans ses bases et dans son expression. Dans le cas de l’Islam (et, plus silencieusement, du Judaïsme parfois), le métissage est difficile : très fréquemment (beaucoup plus souvent qu’on ne croit), la partie non-musulmane (pour prendre cet exemple) est poussée à la conversion, soit par sa moitié, soit, le plus souvent, par la pression de la famille musulmane. La personne concernée finit souvent par se convertir, quitte à abandonner une partie de son identité et de ce qu’elle est, ce qui est particulièrement injuste. Mais d’autres problèmes surgissent, surtout si il n’y a pas de conversion : comment choisir le baptême et la religion de l’enfant ? Faut-il le laisser choisir ? Même dans ce cas d’apparente ouverture d’esprit (liberté de choix), on transfert une souffrance à l’enfant : souvent, il ne saura pas choisir, de peur de blesser une partie ou l’autre de la famille, et s’il ne choisit pas il pourra avoir peur de vexer tout le monde ou de ne « continuer » personne. La souffrance, lorsqu’elle est là, est réelle.

« Je suis métis de mère catholique et de père musulman. J’ai toujours vécu avec l’angoisse de blesser l’un des deux par mes choix.  Le problème n’est pas d’être entre deux cultures, c’est le sentiment de n’appartenir à aucune… »

L’éducation à donner aux enfants est un problème difficile et parfois insoluble pour les couples métissés. Ce n’est pas souvent aussi simple qu’entre deux pays européens ou entre deux chrétiens. Comment choisir, en effet, lorsque deux choses sont contraires, s’opposent et se confrontent ? Laisser le choix à l’enfant, outre les regrets que cela peut amener chez les parents, est parfois source de plus de difficultés encore chez l’enfant, comme on a pu le voir dans le cas des religions.

Difficultés familiales

Un autre problème encore, source de beaucoup de conflits : les relations entre les familles ou au sein de la famille. Les familles ou du moins une partie de celles-ci sont loin d’être toujours prêtes à accepter une telle différence, une telle rupture dans la continuité familiale ethnoculturelle et/ou religieuse. Et croyez-moi, les intolérants ne sont pas toujours du même côté, loin de là : en fait, différents groupes tels que les noirs, les arabes, les musulmans etc., se montrent parfois terriblement intolérants et réagissent parfois négativement, que ce soit par des sarcasmes répétés, des critiques, des clichés, voire de réels conflits. Les blancs ne sont pas les seuls intolérants et, poussés par la bien-pensance et la peur du racisme, sont même en fait souvent parmi les plus tolérants (au moins en apparence). La souffrance impactant sur l’enfant métis est pour le coup violente et partiellement incomprise, engendrant du même coup toujours plus de questionnements et de pertes de repères.

« Souvent, je m’interroge sur les petites réflexions non anodines que lancent nos familles. Ma grand-mère du coté de ma mère (guadeloupéenne) qui habitait là-bas me disait souvent : «tu es mignonne dommage que tu ne sois pas noire». Elle marquait clairement une différence entre mes cousins et moi, dès qu’une bêtise était faite, c’était ma faute. Plus grande, les choses sont devenues plus dures : j’ai entendu des commentaires racistes comme la «nègre-à-blancs» ou encore «Bounty»*. Le rejet envers moi devenait flagrant plus je grandissais. Dans les réunions familiales, ils parlaient fort en créole et riaient encore plus fort, comme par provocation, du moins c’était mon impression. Et puis il y avait les remarques permanentes contre les blancs : «Ils ne savent pas danser», «ils marchent vite, sont toujours pressés», «ils ne pensent qu’à travailler», «ils sentent mauvais». Sans oublier d’autres, plus péjoratives encore. »

* »Bounty » : « blanc dedans, noir dehors. »

L’argument du brassage génétique contre la consanguinité

Samaritains

Les Samaritains

Voilà l’argument type, pseudo-scientifique. Afin d’éviter la « consanguinité » au sein des peuples homogènes qui se reproduisent entre eux et seraient ainsi soumis au péril des maladies génétiques et ou/dégénératives, ainsi qu’aux décrépitudes culturelles et sociales, le remède serait d’appliquer une dose de métissage, favorisant le brassage culturel et génétique. Or… c’est faux.

Biologiquement, d’abord : la consanguinité problématique n’existe quasiment pas dans nos pays d’Europe, elle est présente ailleurs, entre autres dans de petits villages d’Afrique du nord ou au sein de très petites communautés (Samaritains,…). Il n’est de même absolument pas présent dans les pays les plus homogènes tels que l’Islande ou le Japon. La raison est simple : la population nécessaire pour éviter la consanguinité est de seulement quelques milliers (les Samaritains sont environ 700 : ici c’est trop peu). Alors des millions ou des dizaines de millions d’habitants sur un même territoire… autant dire que se poser la question de la consanguinité est une aberration en soi, et relève en fait plus de l’insulte.

Ensuite, culturellement, socialement ou économiquement c’est faux là aussi : qui ira dire que tout va mal culturellement, créativement, socialement ou économiquement au Japon ? Sans même ajouter que durant la période des Samouraïs, soit durant 7 siècles environ, le Japon s’est entièrement fermé au monde extérieur et a pourtant durant ce temps connu l’une des périodes les plus fastes pour la culture et la créativité nippone. Ou encore en Islande, pays le plus homogène d’Europe où il fait pourtant si bon vivre et où le développement humain est si élevé, selon les différents classements internationaux ? J’aurais plutôt tendance à dire, personnellement, qu’il s’agit plutôt de notre imbroglio multiculturel incontrôlé actuel qui est source d’instabilité déstructurante…

L’argument des métis « plus attirants » que les autres

Les métis plus beaux et plus attirants que les autres ? C’est un argument, purement idéologique, que l’on entend quelques fois, à côté de celui qui veut qu’ils soient aussi meilleurs que les autres du fait qu’ils sont culturellement plus riches et donc supérieurs aux non-métis (richesse en fait embarrassante comme on l’a vu précédemment). L’argument est pourtant grotesque. Dans un premier temps, il n’y a pas de raison qu’ils soient statistiquement supérieurs en terme de beauté, comme partout il y a des beaux et des laids, et cela dépend non seulement des goûts de chacun mais aussi du hasard. Et dans un deuxième temps, cet argument pourrait se retourner contre eux, selon une réflexion purement théorique mais logique : au sein de chaque groupe ethnoculturel ayant évolué isolément depuis des millénaires ou des dizaines de millénaires, les types de beauté mais aussi les goûts et les jugements ont évolué par sélection de ce qui a semblé « beau », et ainsi ce qui semble beau aujourd’hui peut être différent selon le groupe ethnoculturel. Or, un métis, qui est une création nouvelle et unique mélangeant différentes origines parfois éloignées, correspondrait en ce cas potentiellement statistiquement moins souvent à des types de beauté reconnus par des groupes précis. Ceci restant, entendons-nous bien, une idée purement théorique nécessitant une étude de mise à l’épreuve, certes, mais certainement pas pire que les « ils sont plus beaux » ou autres « ils sont supérieurs » que l’on entend de temps en temps…

Métis américains, selon National Geographic

Métis américains, selon National Geographic

Le métissage est pourtant élevé en idéal d’avenir

Non, le métissage n’engendre pas des surhommes : génétiquement, il ne s’agit pas d’une addition des qualités, mais d’un mélange où le don de chaque moitié est partiel et aléatoire. Il n’y a pas 200% d’un Homme à la sortie, et ce qui est transmis n’est pas forcément la part positive de l’un qui s’additionnerait à la part positive de l’autre.

Non, le métissage ne protège pas mieux des maladies et des dégénérescences : la consanguinité est une éventualité complètement hors de propos vis à vis des européens, et outre cela le mélange de patrimoines génétiques et immunitaires trop éloignés perd de son bonus d’action protectrice selon des études récentes.

Non, le métissage n’engendre pas forcément des gens plus beaux selon les acceptations des groupes ethniques actuels – bien que par définition plus originaux -, il y a même un risque du contraire (purement théorique).

Non, il n’engendre pas si facilement des gens plus riches culturellement, tant le bagage est lourd à porter, ou compliqué à concilier, ou encore parfois à reconnaître et à accepter.

Non, le métissage n’engendre pas forcément un bonus à une époque ou la disparition des identités est prônée de tous côtés et où le réflexe naturel des familles et des peuples est au protectionnisme.

Les gens qui prônent le métissage ou les parents qui s’apprêtent à faire un enfant métis doivent être conscients de tout cela. Ça n’est pas forcément un cadeau. Il faut être armé d’amour, d’intelligence, de conciliation, et y réfléchir à deux fois lorsque les cultures s’opposent ou sont massivement différentes, sachant que même dans le cas d’un amour idyllique cela risque d’être difficile. Il y a fréquemment un prix à payer, et ce sera soit à l’enfant soit à l’entourage de le payer.

Outre cela, on sait bien ce qu’engendrerait un métissage généralisé : une disparition par dissolution de toutes les diversités, de toutes les cultures, de toutes les ethnies, de la majorité des langues, etc. Il n’y aurait pas assez des musées pour ne garder ne serait-ce que quelques traces de l’ancienne diversité humaine…

Les « métis », un groupe ethnoculturel parmi d’autres ? Et l’avenir ?

Pourrait-il y avoir une culture et un type « métis » qui se différencierait de tout le reste ? Qui éviterait de devoir dire « un peu noir, un peu blanc » ou « 25% ceci, 50% cela et 25% d’autre chose », et permettrait ainsi d’en faire un groupe précis et particulier ? Pas réellement, car il y a trop de possibilités, et celles-ci s’additionnent partiellement au fil des générations plus vite qu’elles ne s’effacent. En incluant les différences ethniques, culturelles et religieuses et les différents pourcentages aléatoires d’héritages possibles, les possibilités sont quasi infinies, et le métis ne représenterait finalement plus qu’un groupe « d’inclassables », tous différents entre eux et n’entrant dans aucune case.

Ainsi, si nous prônions encore le métissage perpétuel et que, dans un scénario hypothétique, cela se réalisait effectivement à l’échelle globale, dans un premier temps nous ne trouverions sur Terre qu’une soupe complète de gens tellement différents entre eux que plus personne n’aurait de possibilité de s’identifier à quoi que ce soit. Dans un second temps, nous observerions à terme une homogénéisation générale du fait qu’il deviendrait impossible de déterminer qui est quoi et chacun finirait, en moyenne, à ressembler à tout le monde. Une certaine forme d’égalitarisme absolutiste, en somme, et terriblement déprimant. Tout aurait disparu sinon la soupe. Or, peu de choses naissent d’une soupe froide, du relativisme liquide et global. Les repères stables et les différences (oppositions) sont nécessaires à la créativité et à l’évolution de l’humanité, comme à un enfant pour grandir.

A.C.M

Voir aussi :

Témoignages sur Métis de France

Le France, terre de métissage depuis toujours ?
Les peuples homogènes
Le grand remplacement par A+B
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37 commentaires pour La richesse du métis… ou la fortune embarrassante.

  1. Identitas dit :

    Les gens qui tombent dans l’amour du métissage sont forcément des gens qui n’arrivent pas à saisir l’importance de la cohésion ethnique dans la création d’une structure sociétale qui est perpétuée par leurs ancêtres, tel un corps organique qui se transmet de génération en génération. Ce sont des gens qui n’acceptent pas l’idée que différentes populations créent des choses de valeur inégales, et au contraire, ceux qui veulent garder une cohésion ethnique veulent préserver des choses inestimables dont ils sont fiers (p.ex. quelqu’un dirait : mes ancêtres ont inventés des tas de choses et ont su créer des sociétés prospères et je tiens à ce que cela reste ainsi).

    • Je suis entièrement d’accord avec vous, au fond. Mais je pars du principe que rien ne pouvant être absolu ni n’atteindre zéro, ceux-ci, les vrais, sincères et chez qui ça se passe bien, sont suffisamment rares pour qu’il soit plus grave de détruire un amour puissant (encore bien plus rares que les 2 ou 3% de métissage actuel donc). Dans une hypothèse où il n’y aurait pas tous ces problèmes d’immigration, etc., mais juste ces quelques rares métissages d’amour (qui seraient donc encore moins nombreux), et bien ceux-ci seraient presque invisibles de par leur rareté et seraient dissous dès les générations suivantes.

      Evidemment, si ce rare métissage d’amour réel continuait d’augmenter jusqu’à prendre d’autres proportions, ça ne serait pas la même histoire identitairement parlant. Mais pour l’instant il faut surtout combattre ceux qui le prône à tout va comme s’il s’agissait du sur-homme de l’avenir, car cela fait plus de mal que de bien aux métis eux même et évidemment aux peuples et aux identités. Actuellement, heureusement (et c’est logique), le métissage n’est pas vraiment le réflexe des peuples.

      Rappel :
      https://identitairepur.wordpress.com/2013/05/22/les-peuples-homogenes/

  2. Nkouyee dit :

    Bonjour, cet article m’a vraiment marqué, je suis de maman belge et de papa camerounais, et tout ce que vous expliquez, j’ai l’impression de les vivre au quotidien, mais vous avez dit deux choses importantes, vivre le métissage n’ est pas toujours chose aisée , d’une part mais d’autre part on doit nous voir comme un groupe ethnique à part entière car moi j’en ai marre que on case les mulâtres chez les blacks, c’est ridicule , même si on fréquente plus le côté blanc ou le côté noir, nous les mulâtres, on n’aime beaucoup les deux côtés c ‘est ça l’important

    • Merci beaucoup pour ce témoignage, et en particulier pour votre point de vue relatif au questionnement du groupe ethnique, question tellement complexe et délicate !

      • Nkouyee dit :

        Je pense que c’est un peu bizarre de ne pas donner de groupe ethnique aux mulâtres puisque nous sommes identifiés comme étant le mélange bien distinct d ‘un blanc et d’une noire ou le contraire, c’est un peu refuser la réalité que de nier ce fait la à moins que un des deux groupes ethnique ne veut pas assumer la paternité de mettre dans l’usage ce terme de groupe ethnique à part entière

        • Ges Edar dit :

          Je suis mulâtre aussi et je suis d’accord avec le commentaire de Nkouyee. D’ailleurs cela me fait tellement plaisir de croiser un autre mulâtre qui s’assume en tant que tel!

          En ce qui concerne l’article je donnerais raison à l’auteur par rapport à la majorité des points qu’il évoque. Etre mulâtre dans une société ou nous sommes minoritaires par rapport aux autres communautés est difficile! En ce qui me concerne je n’ai jamais eu deux cultures, donc pas de conflit culturel, la culture étant aquise et non héréditaire la mienne n’a toujours été qu’ européene et cela ne me pose aucun problème!
          Donc les conflits identitaires que j’ai connus n’étaient pas culturels. J’en suis venu à bout et je me suis trouvé, même si ce n’était pas facile. Le problème est la société dans laquelle on est toujours obligé de s’expliquer et de se justifier. Ceci dit, heureusement, qu’il y a des pays ou les mulâtres sont majoritaires et ceci est toujours une option possible aussi, soit pour y vivre, soit juste pour prendre une « bouffée d’oxygène ». Effectivement c’est important!

          Pour ceci est la beauté des métis, qu’ils soit mulâtre, eurasien, mestizos ou autres, il semblerait tout de même que les gênes favorisant la beauté et l’intelligence soit généralement plus facilement hérités par eux. Peu importe, en tout cas je trouve que les photos des métis choisis içi ne représentent pas vraiment le mulâtre, ce qui vous enlève un peu de crédibilité, ce qui est dommage. Parmi les trois photos de métis il y a que la seconde, en petite taille et sans couleurs, qui est vraiment représentatif d’un mulâtre.
          La première représente plutôt le type qu’on appelerait généralement « chabin » aux Antilles, un métissage à travers les générations qui malgré la peau clair et les yeux bleus souvent contient un peu plus de sang noir que de sang blanc. La troisième photo ne représente pas un mulâtre typique non plus, malgré les yeux bleus et en plus la posture de l’enfant, mordant une table, est bizarre!

          Donc, des fotos de Sonia Rolland, Yannick Noah, Viktor Lazlo, Harlem Désir ou Barrack Obama auraient tout de même été plus representatifs! En fait, malgré les difficultés familiales et autres parfois énormes, on s’aperçoit aussi que par rapport a leur petit nombre en dehors du Brésil, de Cuba, les îles Cayman, Porto Rico, et les autres endroits ou les mulâtres sont soit majoritaires, soit constituent une grande parti de la population, le mulâtre est souvent étonnant ce qui est tout de même en sa faveur!
          Ceci dit, comme j’ai dit au paravent, les difficultés sont réelles surtout quand le couple parentale était femme blanche, homme africain, ce qui est le plus souvent non seulement voué à l’échec total. Avec un antillais ou noir américain, un peu moins mais toujours difficile. Le couple homme blanc, femme noire marche généralement nettement mieux.

          • Ges Edar dit :

            Correction: ce qui est le plus souvent non seulement voué à l’échec total, mais une véritable catastrophe.

          • Merci beaucoup pour votre témoignage particulièrement intéressant.

            Concernant le choix des photos, en dehors de quelques photos illustratives, celles-ci sont issues de la sélection du reportage photo de National Geographic en Amérique du Nord et ne concerne pas spécifiquement les mulâtres. Je vais aussi réfléchir à votre proposition d’intégrer quelques images de nos métis français par contre, parmi ceux que vous avez cités ou d’autres encore (Dieudonné, Dany Boon…).

          • Eoliah dit :

            @ges edar nous dit « Pour ceci est la beauté des métis, qu’ils soit mulâtre, eurasien, mestizos ou autres, il semblerait tout de même que les gênes favorisant la beauté et l’intelligence soit généralement plus facilement hérités par eux.  »
            Pas sûr du tout et très aléatoire! ma collègue de père auvergnat et mère mauricienne est très belle et très intelligente, sa soeur plus âgée n’est ni belle ni très intelligente et surtout incapable de s’insérer (pas de permis, pas de boulot, agitée bruyante). Une autre collègue métis antillaise auvergnate est pas belle, pas intelligente, profiteuse et très paresseuse.

    • serge fontene dit :

      Je suis metisse breton charentais cote mon pere et mauricien Sénégalais chinois indien côté ma mère. Si je devais m’engager en amour avec une femme,mon désir qu’elle soit metisse (exemple : bretonne congolaise … après je sais qu’on deside pas en amour !?? Mais, quelque part si !!!!!) .Le vice , les noirs, les blancs ou autres … font tout pour nous faire passer pour ce qu’on est pas … ex : le président américain Obama , afro américain et non en page le président métisse américain ) sur ça les blancs les noirs sont super fort pour diviser pour mieux régner …. Après , tout chacun est libre … $ à votre avis, où es la carotte ds tout ça ?!?!?

  3. Imperial W. dit :

    « La richesse du métis… ou la fortune embarrassante. »

    Mdr le titre 🙂

  4. sandra dit :

    Avec tout le respect que je dois à vos recherches, je trouve votre théorie erronée, raciste et dangereuse… Et je déplore qu’il y ait des personnes métisses qui n’ont pas la moindre idée de ce qu’est une propre valeur (qui ne dépend aucunement des ses origines, et son statut social, ou sa culture, religieuse ou pas…) et qui peuvent adhérer à vos dire. J’ai lu votre « identité » et vous dites que vous êtes « chrétien » par tradition et culture, malheureusement il vous manque l’essentiel : être chrétien par une rencontre avec Dieu, en rencontre avec Son Amour, en rencontre avec Le Créateur qui contrairement à vos croyances nous « considère » sans distinction d’ethnie. C’est tout de même bizarre que dans l’évolution, il y a des barrières génétiques bien distinctes d’ores et déjà, alors n’allez pas faire croire qu’un être humain, n’est pas un être humain, les êtres humains même dans 100 milliards d’années, pourraient encore se reproduire entre eux, parce que tout simplement ils restent humains… Heureusement que les chiens ne se posent pas les mêmes questions, de notre supériorité humaine, on penserait qu’ils sont des animaux perturbés et dérangés…

    Je doute de voir mon commentaire publié mais s’il est je conviendrais que vous êtes une personne ouverte au dialogue, à la critique et tout simplement ouverte d’esprit,

    cordialement.

    • « Je doute de voir mon commentaire publié mais s’il est je conviendrais que vous êtes une personne ouverte au dialogue, à la critique et tout simplement ouverte d’esprit »

      Je publie toujours l’intégralité des commentaires, et j’essaye le plus souvent d’y répondre si cela appelle une réponse.

      « Et je déplore qu’il y ait des personnes métisses qui n’ont pas la moindre idée de ce qu’est une propre valeur (qui ne dépend aucunement des ses origines, et son statut social, ou sa culture, religieuse ou pas…) et qui peuvent adhérer à vos dire. »

      En fait, concernant les métis dont je parle, j’accepte bien sûr par avance l’idée que cela ne peut pas représenter tous les métis d’Europe, je dis d’ailleurs que certains sont plutôt heureux dans leur condition. Ce sur quoi je me base, par contre, c’est sur ceux chez qui ça se passe moins bien (voire parfois nettement moins bien), et je sais par expérience qu’ils sont très nombreux. Les témoignages que j’ai recueilli sont issus de personnes différentes et étaient vraiment très nombreux, j’ai aussi pu communiquer avec d’autres personnes ayant réagi à posteriori de cet article. Mon but était d’aller à l’encontre de la volonté actuelle du « tout métissé » qui prône le mélange en toutes choses plutôt que les racines : d’une part parce que c’est un moyen de détruire les identités des nations anciennes, et d’autre part parce que cela ne forge en rien des surhommes que l’on voudrait meilleurs que les autres et qu’au contraire même, cette idéologie nie les souffrances qu’elle engendre à la pelle.

      Je n’ai pas dit non plus que la valeur des métis dépendait de leurs origines ou de leur culture, mais seulement que leur stabilité personnelle en dépendant, c’est-à-dire la sûreté de leurs repères, la connaissance rassurante de qui ils sont, ainsi que ce qu’ils ont à affronter au quotidien.

      « J’ai lu votre « identité » et vous dites que vous êtes « chrétien » par tradition et culture, malheureusement il vous manque l’essentiel : être chrétien par une rencontre avec Dieu, en rencontre avec Son Amour »

      Concernant ma « chrétienté », je ne m’en cache pas, je n’ai jamais été touché par la foi. De ce point de vue, il me manque donc effectivement l’essentiel, c’est certain ! Mais je ne suis pas sûr, pour autant, que ça ait grandement changé mon avis sur la question. Le message originel du Christ s’adresse en effet de manière universelle à tous les Hommes quelles que soient leurs différences, comme vous dites. C’est un message que chacun peut donc accueillir comme il le souhaite avec son identité, à travers ce qu’il est, et comme il le peut. De mon côté, je défends justement les différences en protégeant les identités, contre un mélange généralisé voulu par quelques élites mondialistes, et concernant les métis eux-mêmes, je ne faisais que me contenter d’empêcher que l’on nie leurs souffrances qui existent plus qu’ailleurs contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire.

      « C’est tout de même bizarre que dans l’évolution, il y a des barrières génétiques bien distinctes d’ores et déjà, alors n’allez pas faire croire qu’un être humain, n’est pas un être humain, les êtres humains même dans 100 milliards d’années, pourraient encore se reproduire entre eux, parce que tout simplement ils restent humains… »

      Je n’ai jamais dit nulle part qu’il y avait des humains et des non humains parmi les Hommes, vous me prêtez des horreurs ! Je n’ai jamais parlé de « barrière » génétique, mais bien seulement de différences, accumulées au fil des dizaines de milliers d’années, à l’échelle allélique et parfois génétique, qui sont le fruit inévitable de l’évolution et de l’adaptation. C’est un fait vérifié et observé régulièrement, et j’entends très régulièrement dans les couloirs des labos que les études ne peuvent se faire que sur tel ou tel ethnie, absolument pas des raisons discriminatoires, mais bien parce qu’il y a des différences et qu’il faut un panel homogène pour réaliser une étude objective et comparable…

      Pour en revenir à la séparation entre groupes, par contre, qui n’a permis que de moindres différences (visibles et mesurables mais n’empêchant évidemment pas de se reproduire), si elle avait été poussée encore sur des dizaines de milliers, centaines de milliers voire millions d’années (je ne sais pas combien sont nécessaires), auraient abouti à une différenciation trop grande pour permettre la reproduction (on parle dans ce cas de deux espèces distinctes). C’est en partie ainsi qu’il y a tant d’espèces animales sur notre planète, et avant qu’il ne reste pratiquement plus que Sapiens parmi les Hommes, je vous rappelle qu’il y avait plusieurs espèces distinctes parfois contemporaines (Néandertal, Denisova…). Ainsi, lorsque vous parlez de « 100 milliards d’années », tout dépend de ce que vous entendez par là : si les groupes d’Hommes étaient restés séparés tout ce temps sur leur continent, ils auraient eu le temps de se différencier des milliers de fois. Mais nous ne sommes restés séparés des Africains, jusqu’à notre époque, « que » 70.000 ans environ, ce qui a permis de maintenir intacte l’unité de l’espèce Sapiens.

      Bref, encore une fois, je n’ai jamais rien dit d’aussi absurde que le fait qu’il y aurait des humains et des non-humains, j’ai seulement rappelé que des dizaines de milliers d’années de séparation et d’adaptation ont forgé des spécificités palpables et mesurables, voilà tout, sans qu’il s’agisse encore bien évidemment de « barrières ».

      « Heureusement que les chiens ne se posent pas les mêmes questions, de notre supériorité humaine, on penserait qu’ils sont des animaux perturbés et dérangés… »

      Et je n’ai jamais non plus, même de loin, parlé d’une quelconque supériorité d’un groupe ou entre groupes… Les spécificités sont multiples et partiellement encore inconnues. Ce sont par contre les bien-pensants qui considèrent souvent, eux, que le métis serait « supérieur » de par sa multiplicité culturelle (ce que j’ai dénoncé).

      Au plaisir de débattre. 😉

      • MetisOuPas dit :

        De toute façon, rien n’indique que ceux qui ont répondus sont réellement métis, qu’ils se sentent bien dans leur peau et/ou qu’ils n’aient pas rejeté une de leur origines. Rien n’indique que je suis moi même métis et pourtant un argument de fond doit surgir : les métis qui rejettent une partie d’eux mêmes devraient faire une introspection. Il faut pousser les deux origines en même temps. Se respecter dans son entièreté pour être accepté favorablement par les autres. Cela s’appelle la psychologie humaine. Se soumettre, c’est être tué. Soumettre, c’est appeler à être visé. Donc, les métis qui se haïssent, créez votre groupe, soyez fier de ce que vous êtes, et n’attendez pas d’égards particuliers. C’est ce dernier point qui vous fait le plus souvent défaut. Si, par contre, vous savez mettre en avant ce que vous êtes, comme les autres, pas plus, alors, vivez heureux. Ne cherchez pas à plaire à un groupe plutôt qu’à un autre, vous vous viderez de toute votre contenance et serez relégués à un rang subalterne.

    • Ges Edar dit :

      Honnêtement, étant métisse, je pense que vous vous faites des beaux illusions..

  5. Ges Edar dit :

    Relisez aussi l’ancien testament, il y est question de peuples, de peuples et encore de conflits entre le peuples, pourtant voisins et cousins.

  6. Ges Edar dit :

    Je pense que surtout entre noirs et blancs, la plupart du temps (pas toujours) quand les gens franchissent la barrière, c’est d’abord parce que cela leur plaît pour le sexe.. Par conséquent il y a pleins de couples mixtes qui se fichent pas mal de leurs enfants métis pendant la durée du couple et encore moins après.

  7. Ping : Laisser l’enfant choisir sa religion ? | L'Identitaire

  8. thaddee guerschom dit :

    pour moi c’est une question supposant un centrafricain et une congolaise font des enfants ces enfants sont des métis?

  9. thaddee guerschom dit :

    j’attends votre repose

    • Si vous avez lu l’article, vous avez pu constater que même si selon le dictionnaire « métissage » signifie avant tout « mélange entre races », on parle aussi de métissage à tous les niveaux, à savoir métissage culturel entre autres. Je ne sais pas quelles sont les différences entre un centrafricain et un congolais. Sont-elles ethniques ? Culturelles ? Religieuses ..?

      Si il y a des différences culturelles notables alors c’est une forme de « métissage », au sens moderne du terme, un peu comme on pourrait parler de métissage entre un allemand et une anglaise, bien que ce métissage soit surtout culturel, et si il y a en plus des différences ethniques c’est tout autant sinon plus vraisemblablement du métissage, mais je n’ai pas cette réponse.

  10. Sentenza dit :

    Rien à ajouter à votre article, tout est dit, n’importe qui de normalement constitué exclura le « racisme » et le « rejet de l’autre » ; par contre nos bons bobos semblent bien peu choqués par cette mode du métissage où on nous fait croire que ça nous rendrait tous plus beaux et plus intelligents (voir : lois de Nuremberg).. Ce qui pour moi, classé « à l’insu de mon plein gré » dans les « fachos », est totalement débile, car j’ose prétendre que ce n’est pas votre taux de mélange qui réveillerait vos neurones endormies ou rendrait un corps flasque attirant parce que métissé. Perso je suis bien content qu’on se soit fait éliminer par l’Allemagne lors de la coupe du monde, sinon on y aurait eu droit jusqu’à ce que mort s’ensuive, au sermon des bienfaits du métissage gratuit et obligatoire..
    Pour finir : donnez-moi le nom d’un (ou deux) éphèbe mondialement reconnu pour son indescriptible beauté due au métissage ; je vous aide : métissage compte triple car issu de Russes, Tatars, Allemands, Noirs américains et peaux rouges (je crois qu’il y a tout, sauf les Buschmen) : les frères Bogdanov 🙂

  11. Hannah Bates dit :

    Quelle est la finalité de votre propos? Obliger les gens à épouser leurs voisins ?!
    Sur quels chiffres vous basez vous pour déclarer que les naissances métis découlent majoritairement de violences ou de mariage d’intérêt?
    Vous surévaluez la portée du discours « le métissage est l’avenir », la pensée politique mainstream est au franco-français !

    • Bonjour,

      Il n’y a jamais eu de finalité à engendrer une quelconque obligation à faire faire quoi que ce soit à qui que ce soit. Le but de mon propos était, cela me semblait clair, d’effectuer une réponse à l’élite dirigeante, à l’élite intellectuelle et médiatique et aux penseurs du relativisme en général, qui placent sans relâche le métissage comme une forme au moins d’avenir sinon suprême de l’Homme d’aujourd’hui ou de demain, mais qui ne l’imposent pratiquement qu’à l’Europe d’une part et d’autre part font totalement fi des différentes difficultés que cela engendre pour les plus concernés.

      Ensuite, concernant les « naissances métis » qui découleraient « majoritairement de violences ou de mariage d’intérêt », ça n’a pas été volontairement mon propos, la phrase était probablement très mal formulée et je m’en excuse. Je n’ai d’ailleurs aucun chiffre à ce propos et cela m’étonnerait qu’il en existe. Il semble évident, par contre, que les mariages d’intérêt sont suffisamment nombreux pour être bien visibles, et s’ajoutent au nombre des violences de la vie.

      Pour votre troisième remarque, je ne cherche pas à évaluer la portée du discours mais bien son martèlement par la sphère dirigeante et l’élite médiatico-intellectuelle officielle de la bien-pensance et du relativiste. Si, chez le français moyen, ça n’est effectivement pas plus que ça dans l’air du temps (et c’est vrai, vous avez raison), chez le bobo, le politique ou l’intellectuel médiatique, il s’agit par contre là presque d’un culte, et ces derniers essayent sans cesse et sans relâche de convertir le reste du troupeau, de gré ou de force, nonobstant les effets secondaires.

  12. Metis dit :

    Bonjour, jetez un œil du coté de l’île de la Réunion . Île du métissage . Il est vrai que le métissage la bas à fait créé une nouvelle entité, celui d’être réunionnais .
    Bien à vous .

  13. Nationaliste & métis dit :

    Bonjour, je suis metis (d’une mère européenne et d’un père africain). J’ai attentivement lu ce que vous avez ecrit sur le metissage et je mis reconnais tout a fait. Je me suis toujours senti comme différent même si je me sentait totalement européen. J’aimerais savoir si les autres mouvements identitaires partagent votre position et si le fait que je sois métis ne soit pas un obstacle si je voudrais un jour adhérer à un mouvement nationaliste.
    Bien à vous

    • Bonjour,

      Merci beaucoup pour votre message, particulièrement intéressant.

      Concernant les différents mouvements identitaires, je n’ai à vrai dire aucune idée de si ils partagent ou non cette vision des choses. Il s’agit en l’occurrence surtout de mon point de vue. En tant qu’identitaire, cela suggère que d’autres peuvent avoir la même opinion, mais cela relève donc de l’individu et n’est pas un gage que cela soit le cas de tous (au contraire, j’en ai peur !).

      Je ne puis donc pas vous dire si cela relève ou non de l’obstacle quant à votre adhésion; cependant, je ne pense pas que tous les mouvements y soient forcément fermés.

      Corsaire

    • MetisOuPas dit :

      Etre nationaliste et métis ne pose pas de problème dans l’absolu. A moins que ce ne soit une façon vicieuse de rejeter et d’enterrer une partie de son moi. Méthode vouée à l’échec lorsque d’éventuels propos durs seront prononcés. A ce moment, que ferez-vous ?

    • Jex Thérée dit :

      @ Nationaliste et métis: Je peux vous apporter mon expérience à ce sujet (je me permets de déterrer votre post) – pardonnez d’avance la corosivité de mes propos, je ne suis tjs pas en paix avec mon métissage et j’ai choisi mon côté blanc pourrait-on dire : en qualité de quarteron (schéma classique de la mère blanche paumée et coincée qui s’est encanaillée d’un métis cool dans un moment de déprime et pour faire un pied de nez à sa famille bourgeoise jugée oppressante), nettement typé africain en ce qui concerne les traits mais à la pâleur de visage et chevelure européenne, j’ai rejoint il y a 4 ans un mouvement nationaliste en Belgique dans lequel il y a un nombre de « guerriers de la race ». Le premier contact fut amical de la part des cadres qui ont pu constater que j’étais un Belge tant d’esprit que de coeur et desquels j’ai aisément pu obtenir des marques de confiance qui durent encore. Du côté des guerriers de la race, des boneheads et autres crânes rasés (des gens charmants une fois qu’on les connaît bien), ce premier contact fut suspect – je suis tjs le seul métis – et on pensait que j’étais un infiltré d’autant plus que j’ai un passé de gauchiste repenti à mon actif (non internationaliste ceci-dit). Certains, une minorité de ces fiers Blancs, ont fait montre au début d’agacement si ce n’est d’agressivité latente par leur posture (froideur, refus de poignée de main, regard soutenu et commentaires déplaisants en off). Par la suite, avec mon engagement militant, les guindailles et les bastons contre des antifas (en position de légitime défense je tiens à le préciser), une camaraderie est apparue et a permis de m’imposer comme un égal parmi les boneheads réticents de la bande, j’entretiens d’excellentes amitiés avec la plupart même s’il y toujours des irréductibles qui vous font comprendre que vous êtes un étranger. Maintenant, quand de nouveaux membres arrivent, j’ai le sentiment qu’on les brieffe au sujet de mes antécédents et qu’on leur enjoint à ne pas poser les questions qui fâchent:  » t’es d’où ? tu es de quelle race ? pourquoi as-tu des tatouages celtes qui ne correspondent pas à ton profil ethnique ? pourquoi tu te sens solidaire des Belges ? bref qu’est-ce que tu fous ici ami bistré ?.  » Ca ne m’a jamais dérangé au fond ces questions, j’ai une bonne répartie et j’ai compris très jeune qu’il était normal de les poser (d’ailleurs je ne m’en prive jamais quand je discute avec d’autres métis et personnes d’autres races). En effet, le métissage brouille les pistes !

      de manière générale, les identitaires seront suspicieux au début mais vous feront bon accueil quand vous ferez vos preuves – le métis part avec un difficulté en plus mais pas rédhibitoire, de manière générale il doit en faire plus que les autres que son paraître ne reflète pas son être. Quant aux puristes d’entre les puristes, apprenez à encaisser leurs sarcasmes et autres moqueries, répondez-y et restez courtois si possible mais imposez-vous si vous ne vous sentez pas respecté; une séance de pugilat n’est pas à exclure. Salutations nationalistes.

  14. Athanaric dit :

    Article extrêmement intéressant, comme beaucoup d’autres d’ailleurs.

  15. Keny dit :

    C’est foireux de promouvoir l’idée que les métisses sont tolérés au sein des personnes ou des mouvements nationalistes.
    C’est « votre » avis, mais il serait bien de préciser que c’est TRES LOIN de représenter la mentalité et les opinions tranchées des identitaires en général.
    Certains groupes (tels que Ironmarch) allant jusqu’à insinuer qu’il faut stériliser l’individu ou éviter toute reproduction (avec des arguments similaires au votre : les métis seraient des paumés de la vie sans identité, trop « voyant » blabla -supposément-)

    • Je ne promeus ni ne démens cette idée, au contraire je ne me positionne pas à propos des mouvements identitaires, seuls certains commentateurs proposent leur point de vue ou expérience à propos de certains mouvements. Au delà de ça, merci pour votre commentaire.

    • Jex Thérée dit :

      Si c’est mon post que vous avez en ligne de mire, sachez que c’est là une expérience personnelle et que bien entendu la tolérance au métisse varie de groupes identitaires en groupes identitaires.C’est foireux de promouvoir l’idée que les métisses ne sont pas tolérés au sein des personnes ou des mouvements nationalistes sans apporter de preuves tangibles. Bien sûr il y a Ironmarch, Stormfront et BlancheEurope qui promeuvent la stérilisation du métisse mais ces groupes là ne représentent rien dans la vie réelle, leur combat est virtuel; quand la situation commencera à chauffer, vous aurez d’ailleurs des métis qui rejoindront spontanément les rangs identitaires tandis que des Blancs soutiendront les immigrés en fonction de leurs intérêts bien sentis, rien de nouveau sous le soleil, on l’a déjà vu avec la Guerre de sécession. Quant au fait que les « métis seraient des paumés de la vie sans identité », c’est en effet ce que j’ai pu observer en leur parlant. De mon expérience, le profil est toujours le même: un psychopathologique qui s’ignore et qui parle de diversité et de richesse mais qui développe bien souvent des réflexes racistes envers l’une de ses origines et qui sombre dans une frénésie matérialiste pour combler sa « richesse » biologique. Pas évident en effet de s’assumer quand on est un produit d’une idéologie commerciale et mondialisante

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