L’Europe privée d’une histoire ancienne

Les Eyzies - Cro-Magnon - plaque découverte Plus on se plonge dans la recherche de notre histoire la plus ancienne, de nos racines les plus lointaines, les plus profondes, et plus on constate un interdit, plus ou moins implicite : la France et l’Europe ne doivent pas envisager posséder des racines trop profondes. Je l’ai constaté sur plusieurs tableaux, à commencer par le fondement civilisationnel, l’origine indo-européenne, mais aussi ethniques, à savoir la sortie de l’Afrique et la différenciation entre un groupe Européen et Asiatique et un groupe Africain, et de même nationales ou pré-nationales, en l’occurrence au sujet de la mosaïque de peuples gaulois (ou celtiques en général), germains, gréco-latins, etc.

La raison à cela est simple, évidente : des racines issues d’une origine à la fois particulièrement ancienne mais aussi unique et suffisamment précise pour être définie, c’est la validation de la différenciation entre les grands groupes de peuples. Une origine unique définit par définition le peuple et/ou la civilisation qui en découle, puisque à cette origine une seule civilisation/un seul peuple au sens large correspond. Un groupe d’Hommes précis partage une histoire, une filiation, un héritage, une identité légitimement appropriée, tandis qu’utiliser une certaine idée de création par un apport multiple relativise fortement (ou totalement) la notion de dissociabilité des peuples (étant mélangés), c’est pourquoi, dans un environnement mondialiste relativisant, cette seconde idée est fortement usitée.

Pourtant, si l’on part des recherches et des connaissances actuelles, parfois très récentes et à contre-courant de la bien-pensance actuelle, on apprend que l’origine des Européens (comme celle des autres ethnies/civilisations) est facilement définissable, malgré les approximations des kilomètres et des millénaires. La recherche historique, l’archéologie, la linguistique et la génétique ont notamment apporté leurs contributions.

Font-de-Gaume

Si l’on revient au moment de la sortie d’Afrique, il y a 110.000 ans environ, l’être imaginé est d’abord un personnage du type Africain, en bref, un noir selon les critères physiologiques actuels, permettant à certains courants idéologiques d’affirmer que nous descendrions non seulement d’Afrique mais de personnes noires. L’archéologie nous apprend pourtant que les évolutions, qui ont su être importantes en plus de cent millénaires chez les Européens, l’ont aussi été chez les Africains, et ceux-ci n’avaient ni l’apparence ni toutes les particularités des Sub-Sahariens actuels : nous descendons d’Hommes préhistoriques, pas de personnes noires actuelles typiquement Afro qui ont changés eux aussi. Bref, mise à part cette mise au point, on peut considérer que la sortie d’Afrique sonne comme une première étape dans la différentiation, l’instant zéro, le moment initial.

Un peu plus tard, il y a 70.000 ans environ, les peuples hors d’Afrique rencontrent Neandertal. Vaste sujet de controverse que celui-là. De récentes études affirment en effet que ces premiers migrants se seraient légèrement mélangés avec Neandertal, au point d’apporter entre 1 et 4% de gènes différents à ces peuples qui deviendront les Européens et les Asiatiques. C’est là que le bât blesse : Neandertal se devait d’être une autre espèce, et ceci en bonne partie pour des raisons purement scientifiques : génétiquement trop différent, il ne devait pas être possible à Homo Sapiens de se reproduire avec celui-ci, définition de base et souvent imparfaite de l’espèce. Cette classification tombe incidemment à l’eau, ou du moins, ses frontières se voient quelque peu floutées. Pour des raisons scientifiques, tant pis, la science est faite pour évoluer au gré des découvertes. Pour des raisons idéologiques, par contre, ce n’est pas la même histoire : Neandertal se devait de rester une espèce différente : ainsi, il y avait plusieurs espèces d’Hommes sur Terre, une seule a survécu aujourd’hui, la nôtre, planétaire, et ainsi les races n’ont pas besoin d’exister non plus. Sauf que… Si Neandertal a pu se reproduire avec Homo Sapiens avant sa disparition, alors le voilà qui glisse d’espèce d’Homme à « race » d’Homme. Nous pouvons cependant toujours continuer à dire qu’il y avait alors plusieurs races et qu’il n’en reste qu’une seule, l’actuelle, mais il faut avouer que cette position est de fait nettement moins tenable, tant des différences ethniques se sont creusées ces cent derniers millénaires entre les groupes ethniques actuels. Le mélange avec Neandertal apporte de plus une première différenciation primordiale et fondamentale (d’autant qu’il s’agit bien de gènes et non d’allèles, ça n’est pas une erreur de l’auteur) entre Africains et Européens-Asiatiques.

A une autre échelle à présent, remontons à environ 35.000 ans avant notre ère. L’Homo-Sapiens, tel qu’il a évolué en Europe depuis, se fait à présent parfois appeler Cro-Magnon, le différenciant de fait des autres peuples préhistoriques contemporains. Cro-Magnon possède en effet ses inventions propres à lui seul, de l’Oural aux Pyrénées, dont un art très subtil allant de la grotte peinte à l’instrument de musique (première flûte) en passant par une sculpture d’un niveau supérieur, des techniques, des us et coutumes et une religion mythologique païenne très primitive rappelant les traits des paganismes qui suivront. Bref, vous l’aurez compris, Cro-Magnon est là aussi une étape supplémentaire dans la différentiation. Mais la reconnaissance des inventions propres à Cro-Magnon va encore une fois dans la direction inverse de la bien-pensance : par ce biais, en effet, on découvre que l’Homme a inventé des choses après avoir évolué longtemps hors d’Afrique, ce qui signifie qu’il s’agit d’inventions propres dues à un peuple différent des Africains. Non, non, pour le bien-pensant, c’est inadmissible, les Hommes préhistoriques doivent avoir eu la même capacité d’invention et de créativité où qu’ils soient dans le temps et dans l’espace, ils n’ont pas pu évoluer depuis qu’ils se sont différenciés de l’Afrique, 80.000 ans jusqu’à Cro-Magnon ne doivent rien avoir changé sinon quelques pigments… Nier la réalité des inventions propres de Cro-Magnon est en effet une protection efficace face à un éventuel suprémacisme blanc/européen qui a effectivement pu voir le jour et légitimer quelques déviances. Le problème c’est que Cro-Magnon a bel et bien inventé ces techniques, ces arts, etc., de lui-même, et il ne pensait pas à mal, pardonnez le, voilà que nous l’accablons… Bref, dans tous les cas je préfère asséner la réalité et celle-ci scelle un peu plus la différentiation.

Dolmen Mane Groh Plouharnel 3500-4000 avJCEn passant à l’étape suivante, soit vers 10.000 ans environ avant notre ère, nous touchons à un autre sujet particulièrement tabou : les fondements de notre civilisation et de nos langues actuelles, les indo-européens. J’ai appris, à force de déblayer le sujet à grand peine, que dans la sphère scientifique comme dans la sphère historique ou linguistique, le sujet des indo-européens était le plus mis à l’écart de notre trame historique. Hormis quelques grands spécialistes tels que Georges Dumézil, les recherches, les projets et les réflexions se font miraculeusement très rares, alors même que le sujet est déjà bien compris et entendu, que d’importantes recherches passées ont apporté bon nombre d’informations et de confirmations. Passées les dernières décennies jusqu’à aujourd’hui, les auteurs s’autorisant à évoquer le sujet se font très rares en dehors d’une caste particulière liée à l’extrême droite : on pensera par exemple à Dominique Venner, à tel point que le sujet, en plus d’être tabou, devient connoté (!), malgré sa légitimité scientifique et historique totale. Et pour cause : il ne va pas dans le sens de la bien-pensance. L’hypothèse – et c’est plus qu’une hypothèse à présent – indo-européenne nous apprend en effet que l’intégralité de nos langues et la majorité des fondements de la civilisation européenne (incluant les mythologies) seraient issues d’une seule et même origine précise (géographiquement et temporellement), une source unique, située entre sept et douze millénaires avant notre ère, légitimant de fait l’appartenance des Européens à une identité civilisationnelle qui lui est propre. Celle-ci mettra au monde la civilisation Indienne et Européenne dès le départ, au point que l’on retrouve de nombreuses traces en Inde des racines des Européens (points communs multiples entre le Sanskrit et nos langues, fonction tri-partite, etc.), puis rapidement les Européens continuent leur évolution de l’Oural aux Pyrénées, se mêlant aux peuplades de Cro-Magnon qui sur place sont plus primitives certes mais pas si différentes non plus puisque l’indo-européens serait né de ces Cro-Magnon pré-indo-européens de l’Est de l’Europe. Voilà une étape supplémentaire de franchie dans la différenciation, et les millénaires continuent de couler.

A une échelle plus récente, d’il y a entre deux et quatre millénaires, on trouve les peuples (ou groupes) un peu plus célèbres d’Europe, bien que connotés à présents, que sont, entre autres, les Celtes, les Germains, les Grecques, les Perses d’autrefois, etc., descendants directs des Indo-Européens. A cette échelle de notre histoire, l’idéologie bien-pensante tente toujours d’utiliser les mêmes artifices pour dévaloriser l’unicité des racines : les grandes différences entre ces peuples. Quoi de plus efficace en effet, que d’affirmer de très grandes différences entre ces peuples, pour nier quelque peu l’unicité de leurs origines d’une part, mais aussi une certaine forme de métissage dans les peuples qu’ils ont formés ensuite ? En effet, si l’on répète que la France, par exemple, est issue d’une mosaïque de peuples différents, c’est pour affirmer qu’elle était métissée dès le départ, et que le métissage qui nous est imposé actuellement n’est finalement qu’une continuité. C’est oublier, d’une part, que ces mélanges ne furent pas toujours aussi brutaux et que la souche génétique Celte est très présente en France (ils étaient tout de même déjà entre six et quinze millions il y a plus de 2.000 ans…), mais d’autre part surtout que ces peuples, qu’on veut voir si différents, le sont en fait bien peu. Certes, ces peuples internes à l’Europe auront évolué par moments dans leur coin et à leur vitesse propre, mais d’une manière générale ils sont tous issus de cette même souche indo-européenne qui fonda non seulement les langues mais aussi le reste de la civilisation. Et d’autre part, ce que l’archéologie apporte, c’est la conscience que ces peuples différents ne l’étaient en fait pas tant que ça : les germains sont par exemple de plus en plus qualifiés de « demis-celtes », comme si l’un était une variation de l’autre. Sans même parler de l’ethnicité qui reste presque identique. Ils restent ainsi très proches, aussi le métissage de ces peuples n’engendra pas de bouleversement dans l’identité de l’un ou de l’autre. C’est d’autant plus évident si l’on compare aux différences avec les autres peuples du monde. Il y a, par contre, déjà plus de différences, ethniques d’abord, mais aussi culturelles, -grâce à des évolutions aux directions ou aux célérités différentes-, avec les peuples gréco-latins, mais on sait là pourtant qu’ils restent, pour les mêmes raisons que les autres, très proches entre eux et des autres peuples d’Europe, et qu’ils ont même notablement échangés entre peuples, en partie grâce à leur compatibilité culturelle (un terreau fertile).

Croix celtique 2Encore une étape mais à l’échelle « nationale » à présent, plus précise géographiquement et temporellement : les Gaulois, peuple celtique vivant sur l’actuel territoire de la France. La bien-pensance s’est beaucoup répétée sur le fait que les mélanges culturels postérieurs aux Gaulois avaient empêché la France de garder un pourcentage si important de racines ethniques gauloises (on sait pourtant à présent que ces Gaulois étaient des millions sur place et que leurs habitants et leurs techniques n’ont guère bougé jusqu’au 19ème siècle, voir mes autres articles à ce sujet), mais elle a aussi nettement insisté sur la disparité des peuples Gaulois, qui ne s’entendaient pas toujours, se battaient souvent entre eux et se contentaient d’alliances entre 3 à 5 peuples. Ça a été vrai assez souvent, mais c’est oublier une autre réalité : au bout d’un moment et sur une période notable (3ème et 2ème siècle avant J.C. notamment), les druides, véritables régisseurs de la société civile et religieuse gauloise, sont allés jusqu’à engendrer un sentiment d’appartenance réelle entre les peuples de Gaule (surtout centrale et belge), ethnique et culturelle, au point de se rapprocher, primitivement peut être, d’un sentiment de nation (voir Les Druides, des philosophes chez les barbares, de Jean Louis Brunaux), les peuples ayant en effet des spécificités ethnoculturelles suffisamment proches. Leurs réunions annuelles entre Druides et avec le peuple en région des Carnutes fédéraient littéralement cette institution pseudo-nationale, longtemps déjà avant l’union des peuples de Vercingétorix. La chute du pouvoir des Druides et du sentiment d’appartenance au 1er siècle avant J.C. facilitera la colonisation de Rome, qui n’apportera pas que du mauvais, loin de là, mais détruira partiellement une identité, comme les colonisations savent hélas le faire. Nous nous arrêterons là, la suite de l’histoire est mieux connue et n’est plus une si vieille histoire à l’échelle de l’article.

Voilà de quoi redonner une longue histoire à l’Europe. Bien des millénaires sont passés à travers cet article. Cette Europe, pour se sentir avancer d’union, doit retrouver ses racines les plus anciennes. C’est dans cette optique que nous avons tordu le cou, ici, à un certain nombre des idées bien-pensantes à propos de la sortie d’Afrique, de la rencontre avec Neandertal, de Cro-Magnon, des Indo-Européens, des peuples antiques, etc. L’Europe a le droit de disposer de son histoire, de toute son histoire, tant que celle-ci est connue. Sinon, il y a manquement à son intégrité. L’Européen de souche européenne a la même légitimité que les autres à posséder une origine et une identité propre, de relier d’un trait les millénaires, depuis la cime entrevoir les racines ombragées, plantées en terre féconde, maternelle. A moins que, peut-être, cela ne dérange quelques économistes mondialistes et leurs petits mercenaires du relativisme humanoïde…

Les millénaires, comme les kilomètres, ont pouvoir de légitimer les identités.

Jules Coignet - Paestum, ruines - 1860

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14 commentaires pour L’Europe privée d’une histoire ancienne

  1. Lugus dit :

    Je ne crois pas que les Romains ont « détruit » contre la volonté des Gaulois, l’identité des Gaulois. Les Gaulois ont aussi largement adhéré à la culture Romaine car Rome leur a confié de grandes responsabilités sur la Gaule et au delà, ce qui a abouti à ce que les Gaulois deviennent de véritables partenaires de Rome notamment dans la lutte contre les barbares d’outre-rhin. Les Romains n’avaient pas les moyens qu’ont aujourd’hui nos despotes pour détruire l’identité d’un peuple : remplacement de population, interdiction des rites anciens, éducation nationale dans la langue du colonisateur.

    Une fois la Gaule annexée à l’Empire, les Gaulois ont été très vite soudés par l’Empire dans un but commun et immédiat : interdire aux barbares germaniques de traverser le Rhin pour piller la Gaule.

    Les Gaulois ont très vite vu l’intérêt d’être de véritables alliés de l’Empire en jouant leur jeu. Partout les Gaulois ont adopté le style de vie Romain et notamment le latin vulgaire comme langue. Pendant près de 400 ans, on pourra assister à une véritable civilisation Gallo-romaine sur la Gaule. Quand les Francs arriveront, ils finiront eux-même par s’assimiler aux gallo-romains.

    Je conseille la lecture de « Histoire de France » de Jacques Bainville qui a su montrer à travers son ouvrage, les continuités dans l’Histoire de France et de son peuple.

    • Merci pour ce commentaire et ces précisions intéressantes. Tu as raison concernant les Gaulois et les Romains, mais je ne voulais pas détailler outre mesure : le terreau était déjà fertile, le système des druides était déjà, à priori, à terre, et la population beaucoup plus ouverte au « commerce de masse » et à l’alliance. Les peuples gaulois du sud (ça mettra plus de temps à remonter vers le nord) voyaient eux aussi de leur côté, dans l’opportunité de l’alliance avec les romains, beaucoup de potentiel de sécurité et/ou de puissance personnelle, soit face aux Germains (traumatisme des attaques des Cimbres par exemple il me semble), soit aussi pour leurs tentatives personnelles d’hégémonie du monde gaulois, et les romains n’auraient pas eu à tout interdire par la force. Beaucoup de ce qui était gaulois s’est fondu assez aisément dans le monde romain et inversement, il est vrai (ça reste des peuples Européens). Il n’y avait pas la violence et l’impératif du métissage et de la dé-nationalisation d’aujourd’hui, mais la culture celte gauloise a tout de même disparu en bonne partie après quelques siècles, bien qu’une part se soit transmise quelques temps par le monde rural.

      • Que pensez vous de ces théories disant que le paganisme ancien aurait survécu dans certaines campagnes et que c’est le peuple lors de l’inquisition et des chasses aux sorcières qui l’aurait éradiqué ?
        D’autres disent que les vraies bases de l’occitan sont les langues Gauloises plus que le Latin.

        • Ce sont des questions intéressantes que vous soulevez là, mais je ne m’y suis encore jamais attardé.

          Qu’une forme de paganisme ancien ait survécu dans les campagnes, peut-être, on sait que c’est dans les campagnes qu’il est resté le plus de « gauloiseries » (en opposition aux cités plus cosmopolites), mais durant deux millénaires à partir de la colonisation romaine l’image des anciens druides (puisqu’on parle de Gaulois) a changé, pour n’en garder qu’une forme assez mystique de sorcellerie qui ne leur correspond pas vraiment et dont quelques adeptes se réclamaient pourtant… Peut-être est-ce ça qui aurait été transmis dans cette hypothèse ?

          Concernant l’occitan je ne sais pas non plus, mais je sais que du gaulois a imprégné les langues grecques et romaines (et même germaines en Bretagne par exemple), alors on peut imaginer que pour différentes raisons, le gaulois ait résisté plus complètement qu’ailleurs dans la langue d’Oc au point de se contenter d’une influence latine et non d’un remplacement, mais je n’en sais rien du tout, je ne connaissais pas cette hypothèse jusqu’à aujourd’hui. Vous m’ouvrez quelques horizons de recherche, cela dit !

          • chilbaric dit :

            Mais bien sûr !
            L’endroit le moins celtisé et le plus romanisé ne pouvait être que le conservatoire des langues celtiques ….

    • chilbaric dit :

      Moi aussi, je sais faire des commentaires.
      « Les Sénagalais ont très vite vue l’intérêt d’être de véritables alliés de l’Empire français, en jouant leur jeu, Partout les sénégalais ont adopté le style de vie français et notamment le Français comme langue. Pendant près de 100 ans ans on pourra assister à une véritable civilisation sénégalo-française au Sénégal ».

      Je déconseille fortement la lecture de Histoire de France de Jacques Bainville qui qui a sciemment masqué toutes les discontinuités.de l’Histoire de France, à commencer par celle de sa genèse.

      Il serait temps que vous redonniez leur juste place aux trois moments celtique, romain et germanique dans la fondation de l’Europe, à commencer par celle de la France.

      Dans ce cadre, le moment celtique est celui de la thèse, le moment romain celui de l’antithèse, et le moment germanique celui de la synthèse.

      • Merci pour ces points de vue intéressants Chilbaric. J’aime beaucoup l’image de la thèse, anti-thèse, synthèse, ça donne à réfléchir. Je ne suis pas certain que ce soit aussi tranché cependant, à quel point « l’antithèse » romaine était réellement en opposition avec la « thèse » celtique par exemple ? Dans un pourcentage appréciable, sans doute, mais ces peuples « proches » possédaient aussi plus de « compatibilités » qu’on de l’imagine par rapport à des peuples plus éloignés, points de compatibilité dont une partie est issues de découvertes récentes…

        A part ça, je lirai peut être M. Bainville rien que pour le lire avec vos deux avis divergents.

        • chilbaric dit :

          En premier, non seulement votre blog est beau, mais son thème, bien que difficile à traiter, est passionnant – c’est le moins que l’on puisse dire.

          L’idée des trois moments m’est venu en lisant Hegel, qui parlait de la succession de quatre empires : un empire oriental, un empire grec, un empire romain, un monde germanique (germanische Welt et non pas deutsches Reich), dans sa « philosophie du droit ». Mais cette dialectique là vise à illustrer les avatars de l’idée de Liberté.

          La question que je me posais était plutôt : que doit-on aux Celtes, aux Romains (en incluant les grecs) et aux Germains dans la fondation de l’Europe (de l’Ouest). Et en appliquant « juste pour voir », le schéma dialectique basique de Hegel à cette « eurogénèse », j’obtenais des résultats assez intéressants, selon moi.

          Dans ce cadre, le moment romain est le contraire du moment celtique. Le moment celtique est imagination débordante, le moment romain en est notoirement dépourvu. Mais cette imagination débordante est la cause de la chute du monde celtique, qui ne sait pas « faire la paix » entre ses milliers de tribus.

          Pour faire la paix, Rome faisait d’abord le vide, et elle s’y est appliquée comme jamais avec les Celtes, puisque le monde Celtique menaçait Rome depuis sa fondation. Les Romains ont réellement et sciemment liquidés les Druides, la conscience collective des Celtes, alors qu’ils n’on jamais fait cela en Grèce – bien au contraire – ni en Egypte.

          Mais ce vide fait par Rome, c’est aussi des routes et des ponts, et pas que de manière physique, mais bien plus de manière symbolique. Le Latin, par exemple, a cette vertu de permettre plus que toute autre langue européenne, la communication sobre. Mais, en cela, c’est encore le contraire des langues celtiques !

          Mais la romanisation excessive, c’est la stérilité ! Et jamais les Germains n’auraient « embouti » son empire, si Rome n’avait pas stérilisé les peuples conquis. Les auxiliaires germains de Rome – les Francs, éminemment – refusaient cette romanisation stérile, en ne prenant que le strict nécessaire. Ils mettaient un pied dans l’empire mais en gardant leur tête en dehors – avec leurs cheveux dessus, symboliquement.

          Ainsi, le moment germanique est celui où s’arrête la stérilisation, parce que la sangsue est morte (à l’Ouest). C’est alors que l’Europe prend sa course ascendante, avec des hauts et des bas, certes, mais tout de même. Car elle était plus sage que le Monde celtique initial, plus inventive que l’Empire romain.

          L’intérêt de ce schéma dialectique est qu’il est encore prédictif pour l’histoire européenne ultérieure. Un exemple : ce que les Germains avaient évité avec Arminius, ils l’ont quand même reçu avec les Francs : une romanisation suffisante pour unifier leurs « troncs ». Et de même, la « domestication » des scandinaves tient à la volonté des carolingiens de faire le blocus de leur monde tant qu’ils ne se convertissaient pas. Et, de ce point de vue, ce fut un succès que l’Empire de Charlemagne.

          Sans négliger tous les autres apports, tant préalables que périphériques, l’Europe de l’Ouest est essentiellement celto-romano-germanique, mais pas dans n’importe quel sens. Et elle est/était aussi une chose fragile, qui peut se casser, si l’on perturbait/perturbe ce sens

          Voilà, tout cela est jeté en vrac comme cela me vient …

          PS : je suis un peu « méchant » avec Bainville, bien sûr, parce qu’il refuse la valeur du moment germanique et qu’il se représente la civilisation « gallo-romaine » comme un idéal : c’est le « syndrome de l’aqueduc » pourrait-on dire. Ce n’est pas très sérieux : c’est comme juger l’Union soviétique sur la somptuosité du Métro de Moscou.

          • Merci pour vos appréciations, et surtout pour vos idées, qui deviennent éminemment intéressantes. L’idée d’écrire un article à ce sujet pour développer un peu vous repousserait-elle ?

  2. Les mondialistes multiculturels qui lisent ton texte ont dû se marrer à la fin, non, ils ne veulent pas de ta légitimité, ils veulent te voir crever toi et ton peuple, sale blanc, sale européen coupable, t’es pas chez toi, tu dois accepter la fin de ce peuple démoniaque !!!

    «  »Si l’on revient au moment de la sortie d’Afrique, il y a 110.000 ans environ, l’être imaginé est d’abord un personnage du type Africain, en bref, un noir selon les critères physiologiques actuels, permettant à certains courants idéologiques d’affirmer que nous descendrions non seulement d’Afrique mais de personnes noires. » »

    C’est exactement le discours bienpensant et celui des racistes et colons noirs, l’un va avec l’autre.
    La meilleure chose à répondre à ceux là, est de dire que nous sommes des « évolutions » des noirs..
    Donc que eux ont stagné.
    J’ai déjà expérimenté ça devant des bobos.. les pauvres ne savaient plus quoi dire.
    Quand bien même c’est faux, c’est toujours drôle.
    Nous ne descendons pas des noirs, en tout cas certainement pas de noirs comme les Africains actuels.
    Il y a des « Européens » à la peau foncée, la couleur de peau n’est pas le plus important, c’est le reste qui l’est en fait, la race.. enfin, on sait de quoi on parle, les noirs ne sont pas des blancs bronzés, ils ont d’autres spécificités.
    Il faudrait se renseigner sur le climat de l’époque, en Afrique, il me semble qu’il faisait 10 degrés de moins que maintenant, donc moins de chaleur, moins d’ensoleillement, moins de mélanine non ?
    Qu’elles sont les preuves de la couleur des hommes d’il y a 100 000 ans ? je ne suis pas sur qu’ils en aient, à part dans leur bienpensance négrifiante.
    Ils représentent même les premiers européens en noirs sur certains sites, ou certains Neandertals, il y a quelques mois, un journaliste se réjouissait dans un article expliquant que Neandertal était peut-être plus bronzé qu’on ne le pense.
    Rappelez vous aussi de l’article d’un vieux débris d’extrême gauche qui expliquait en se félicitant que les européens viendraient tous du croissant fertile, et que donc, on ne pourrait refuser à d’autres ce que nos ancêtres ont faits… (je trouve plus les liens)
    Ils veulent nous soumettre aux africains.

    Depuis que je suis gosse ces malades nous expliquent partout qu’on est tous africains…

    Bonus, je viens à peine de me rappeler de cette horreur que j’écoutais jeune

    Du pur racisme.. Hallucinant de réécouter ça, pourriture, voilà comment tout ces immigrés sont devenus comme ça, le système les as bien éduqués dans la haine raciale, quelques gauchistes ont dû lui écrire le texte… la haine du blanc…
    (Lucy ce n’est que trois bouts d’os ne prouvant rien du tout)

    L’histoire est toujours utilisée dans des buts de propagande, les Francs ancêtres des nobles, les Gaulois du tiers état, ça c’était la façon qu’avait l’ancien régime de légitimer le pouvoir des uns sur les autres, mais c’est peut-être un peu vrai.
    Ensuite les Gaulois après la révolution pour souder tout le monde derrière la nation,
    Bizarrement, aujourd’hui, l’histoire se résume à la colonisation, l’esclavage des noirs et la révolution de 1789… on apprend à nos gosses des histoires de l’empire du Mali dont on à rien à faire, plus de Gaulois, de francs etc… que du métissage, de l’Afrance terre d’accueil, carrefour de l’Europe, peuple métissé, que de la merde anti blanche.
    Le reste passe à la trappe, tout ça pour servir la propagande multiculturaliste et républicaine à la noix… tout ça pour intégrer de force les extra européens, tout ça pour les mondialistes métissolatres.

    La vérité c’est surement qu’on est des mélanges entre plusieurs espèces, ce qui donna ce que l’on n’a plus le droit de dire…

    D’après mes propres recherches, j’ai compris que les autochtones de France descendaient majoritairement des Celtes, (mais un troll noir m’harcèle en me disant que les Celtes n’étaient pas une ethnie et qu’ils étaient multiculturels..)
    (comme le fait cet article)
    http://www.mysciencework.com/fr/news/7423/une-nouvelle-vision-de-l-origine-des-celtes

    Ensuite, il y a des gènes germaniques (Francs) et Latins.
    Comme vous le dites ici, les Germains étaient en partie Celtes.
    Le reste est anecdotique, bien qu’il y eu de nombreux peuples à passer ici, leur nombre en tant qu’hommes était faible, à peine 300 000 individus lors des invasions barbares, d’ailleurs vous le dites dans un article il me semble.
    Pourtant on nous parle du peuple Français qui serait super métissé…
    Tous étaient indo-européen.

    En bonus, lisez la deuxième partie du commentaire tout en bas, comme si cet article avait été fait pour répondre à ça…

    http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20080610051559AArlgbX

    Ils veulent nous déraciner, nous tuer, nous européens en priorité.

    «  » »Histoire de France » de Jacques Bainville » »
    J’ai ce livre, je l’avais commencé il y a quelques temps, il passe vite l’antiquité celte pour arriver directement aux Francs, j’avais arrêté après, vous m’avez donné envie de le recommencer.
    Mais si vous avez des bons livres à me conseiller là dessus, surtout sur les celtes, les Gaulois, c’est dur de se décider car il y a un certain nombre de livres, et ça va du racialisme mythique aux propagandes multiculturelles classiques.

    • Merci pour ce commentaire !

      Tu as raison, je dois bien faire rire le mondialiste contemporain, mais tant pis, tout ça est basé sur des faits scientifiques, des découvertes réelles et une logique objective. Avec un peu de chance quelques-uns riront jaune en espérant que ce genre d’idées ne s’étende pas trop…
      L’histoire est effectivement souvent utilisée à des fins de propagande. Ce qui est « bien » avec la propagande actuelle, c’est qu’elle se base sur un déni de réalité, ce qui signifie que la réalité elle-même est avec nous. La réalité est mal-pensante ! Voilà pourquoi la recherche sur les indo-européens, par exemple, est extrêmement délicate et même très connotée… Nos racines sont connotées, voilà où nous en sommes. Vous vous rendez compte ?

      Ton morceau de musique m’a bien fait sourire, et rassure toi, j’avais aussi ce genre de musiques à l’adolescence… Par contre le commentaire sur yahoo answer m’aura donné quelques frissons par sa bêtise naïve et son déracinement bien-pensant.

      « Le reste est anecdotique, bien qu’il y eu de nombreux peuples à passer ici, leur nombre en tant qu’hommes était faible, à peine 300 000 individus lors des invasions barbares, d’ailleurs vous le dites dans un article il me semble. »

      Oui tout à fait, c’est une précision d’une grande importance, avec le fait qu’il s’agit de peuples indo-européens proches, pour clouer le bec à l’utilisation du métissage ancestral mondialiste, j’en parlais à l’époque il me semble dans « France, terre de métissage ? ». Des échanges, oui, des mélanges, pas tellement, et en tous cas compatibles (le « terreau fertile »).

      Petite question par rapport à votre pseudo : vous avez un attachement particulier avec les Lémovices ? 😉

      • C’est un espoir que de savoir qu’on a tous mangé ce type de musiques pour finalement se réveiller. Le com de yahoo, comme je le dis, fait finalement parti du paradigme contemporain, ils ont besoin de mettre cette histoire là dans la tête des gens pour qu’ils acceptent cette société multiethnique, déconstruire pour reconstruire autre chose.

        Quoi qu’il en soit, ils peuvent métisser notre histoire comme ils le veulent, tout le monde sait que la France métropolitaine est un pays d’européens de l’ouest, un pays de blancs, il y avait à peine 10 000 africains en France métropolitaine en 1960..

        Les Lémovices ? je suis juste autochtone du coin sans ancêtres étrangers, j’en descend d’une manière ou d’une autre, qui sait, peut être qu’un jour je ferais un test adn sur igenea..

        🙂

        • Eh oui, on peut même se sortir même du plus profond d’un milieu gauchiste bien-pensant breton, comme j’ai pu le faire !

          Si j’avais les moyens, je tenterais peut être Igenea moi aussi, peu probable qu’il soit assez précis pour dire « Lémovices » par contre, mais il peut sûrement parler de Celtes d’Europe de l’ouest voir de France, non ? Chez moi les ancêtres ont un peu plus bougé que chez toi, mais ça reste le nord de la « Gaule » en gros (de la Sarthe à la Belgique Francophone selon les cas), bref des nord-gauloiseries.

          (Attention par contre avec Igenea, d’après certains retours, souvent ça fonctionne sans problème, mais il arrive parfois qu’ils ne renvoient qu’une partie des résultats sans raison ou alors ne donnent parfois plus de nouvelles, il y a donc quelques interrogations niveau fiabilité. Attention aussi au fait qu’en faisant ça on refile gratos notre ADN à des inconnus mine de rien.)

          • autochtone dit :

            Igenea, j’ai dis ça comme ça car je sais que ça existe, mais si je dois faire un test comme ça un jour, j’attendrais que la technique soit parfaite.
            Mais je dois être un bâtard.. moi très brun, très clair, mon père lui est bronzé et un peu frisé, mon frère lui est roux.
            Sinon j’ai connu des gauchistes Bretons, joints, citoyens du monde, naïfs, antifa etc… une horreur, le truc seul de bien, c’est qu’ils sont un peu identitaires, mais si la Bretagne était envahie d’immigrés, eux ne changeraient pas..

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