Peuples du monde, que croyez-vous faire ici ?

Peuples du monde…

Manifestation sans-papiersEn arrivant en France, vous pensez trouver la corne d’abondance et obtenir tout de suite le niveau de vie d’un français moyen, comme on vous l’aura vanté avant votre départ, raison de vos doléances sans fin. Demandez-vous plutôt si ce confort relatif, acquis par le français moyen, n’est pas avant tout le fruit de générations de transmissions, de vies entières de travail léguées aux descendants au fil du temps, plutôt qu’issu d’averses régulières de richesses qui tomberaient des nuées. Il n’y a pas qu’à se baisser pour ramasser l’or, comme vous le serinent les passeurs, ces vendeurs d’Hommes, esclavagistes modernes, qui ne se soucient guère que la moitié d’entre vous puisse mourir lors de la traversée. Très loin de là. La déception sera lourde, proche d’un deuil, nourrissant la haine de la France, et votre famille sera déchirée par les départs et les désillusions.

En quittant votre pays, vous pensez que votre départ sera sans conséquence négative, au contraire même, pour votre terre d’origine. Par ce biais pourtant et par votre nombre, vous la trahissez, la vidant littéralement de ses cerveaux et de ses bras, des moteurs premiers de son développement. Avant d’essayer de lui faire relever la tête vous la quittez. Vous serez, ici, la proie de puissants qui, par vos présences, ne veulent pas voir faiblir la démographie des consommateurs, un niveau de développement meilleur amenant en effet une moindre natalité, et ces puissants préférant la solution de facilité à celle de la natalité.

En quittant votre pays, vous pensez peut-être le soulager d’une démographie trop pressante, comme vous le vantent certains bien pensants faussement humanistes. C’est faire erreur, car n’importe quel pays sans contrôle particulier, une fois de la place faite par de soudaines vidanges, remplira à nouveau les espaces disponibles, et rien n’aura changé. Vous serez seulement, ici, la proie de quelques puissants qui espèrent voir en vous une main d’oeuvre plus docile et moins exigeante, et créer à terme un peuple de France scindé en parcelles communautaires différentes, n’ayant de fait, sans unité, plus aucune puissance de soulèvement révolutionnaire et un impact moindre sur les sphères dirigeantes.

En arrivant en France, vous pensez peut être remplir un pays où il n’y avait rien auparavant, sinon quelques ruines d’une ancienne civilisation sans intérêt, une terre où tout est à faire, tout est à construire, pareille à une nouvelle Amérique. Par cette pensée vous niez des millions d’Hommes présents et passés, vous effacez des millénaires de racines européennes mêlées.

En arrivant en France, vous pensez peut-être, comme quelques bien-pensants le profèrent à tort et à travers, enrichir une culture autochtone jugée trop pauvre ou trop vieille. Non, par cette pensée, vous insultez des millions d’Hommes présents et passés, et crachez sur des millénaires de civilisation. Notre culture est immense, comme beaucoup le sont sur cette planète, merci pour elles, et les vôtres, souvent si éloignées, n’entrent plus qu’en concurrence plutôt qu’en résonance…

En quittant votre pays, vous pensez peut-être remplir quelque mission humaniste, car la France aurait un besoin vital de votre présence, comme quelques bien-pensants le crient sur tous les toits. C’est faire erreur, malheureusement, car c’est vous plutôt qui avez besoin de nous pour vivre et consommer. Avec une forte politique de natalité, comme quelques autres nations du monde, et une absence de dictature de la Divine Démographie, nous n’aurions aucun besoin de votre présence en nombre et peut-être même pourrions-nous réitérer les aides, de quelque nature qu’elles soient, fraternelles et utilitaires, apportées aux peuples nécessiteux. Nous pourrions échanger et nous découvrir, plutôt que de profiter de l’immédiateté et de nous défier constamment.

Peuples du monde, vous vous sentez sans cesse discriminés, sans cesse vous rêvez à de plus grands mirages, sans cesse vous vivez la désillusion, toujours vous quittez les terres de vos pères au lieu de les construire, et toujours plus vous altérez les racines de notre identité tandis que la vôtre reste préservée. Dans ce monde de souffrances mutuelles, il y a bien peu d’élus pour quantités de blessures.

Peuples du monde, sincèrement, que faites-vous donc ici, aussi nombreux… ?

BERCHEM Nicolaes

BERCHEM Nicolaes, ruines antiques, 17e siècle.

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