Les flambeaux de l’a-culture

Sexion dassaut

Sans rentrer dans une énième phase de mélancolie que l’on pourrait ensuite me reprocher, il semble tout de même évident que la société actuelle court à l’acculturation, soit parce qu’on lui propose sans cesse une soupe plus facile à réchauffer, soit parce qu’on déprécie simplement la culture classique.

Nous passerons sur l’exemple des derniers présidents de la république, qui, au fil des générations, s’expriment avec un vocabulaire toujours moins varié et subtil, et ce sans même s’étendre sur les immondes fautes de français – souvent volontaires et donc irrespectueuses – d’un Nicolas Sarkozy, apothéose de la déchéance là où un chef d’Etat a pourtant le devoir de faire figure de guide, du moins tant que faire se peut dans la brièveté périssable d’un quinquennat. Cette évolution se fait certainement en parallèle avec celle d’un peuple abreuvé de médias appauvrissants.

La Violoniste par François Guiguet 1914La musique classique en général, pureté symphonique qui envoûte l’âme et en imprègne l’esprit, création qui n’a en théorie pas d’âge et qui plait aux l’Homme de chaque époque tant elle est loin des modes périssables, est pourtant décriée par une masse de gens toujours plus vaste. Alors que l’oreille de l’Europe entière savait se délecter des odes et symphonies à qui elle a donné naissance, le phénomène de dépréciation du classique est encore amplifié aujourd’hui par la masse migrante extra-européenne dont la culture est si éloignée qu’elle ne sait l’écouter et à fortiori la rechercher que pour une part infime. Cette masse migrante étant de plus en plus importante et la société actuelle s’adaptant toujours plus à cette masse, il va de soi que l’image du classique poursuit sa chute. Pourtant, combien de personnes ayant déclaré, par convention, que le classique « c’est nul », « c’est vieux », ou autre adjectif dépréciant, s’extasient à la sortie d’un quelconque cinéma sur la musique qui « était géniale et prenante ! », sans se rendre compte une minute qu’elle est encore presque inexorablement issue du style classique voir du classique directement, simplement parce qu’on ne sait finalement guère faire plus beau et plus efficace ?

Gangnam styleVient ensuite la génération des paroliers français ou francophones, ou des Hommes, tels que Jacques Brel en particulier, ont su porter la puissante subtilité et l’intense beauté du mot français et de ses métaphores, comme si un génie avait perpétré les anciens poètes et engendré des chansons où le phrasé confine à des nues jadis atteintes par la musique classiques. Certaines de ces chansons n’ont pas d’âge. Mais puisqu’il faut que « tout se périme », et puisqu’il faut de surcroît « s’adapter aux autres cultures », ça devient nul ou « vieillot ». Hormis quelques exceptions, des musiques de plus en plus simplifiées, aux paroles de moins en moins profondes et aux musiques de plus en plus répétitives et assistées informatiquement expriment la théorie du moindre effort et de la rapidité de production, et abreuvent chaque jour les nouvelles générations en leur serinant de faire table rase de tout ce qui existait précédemment, y compris de ce qui semble intemporel.

Aujourd’hui, en plus de cela, qu’est-ce qu’on a ? Le rap. Si dans de rares exceptions les auteurs font quelque effort, le rap est d’une manière générale synonyme d’apothéose de la déchéance musicale moderne. Il s’agit pourtant d’un média porté aux nues aujourd’hui, sponsorisé par quantité d’aides associatives ou étatiques, simplement parce que le jeune renaud blouson noirdes banlieues n’aurait trouvé pratiquement que ce biais légal pour s’en sortir. On ne compte plus les subventions, et encore moins les promotions d’officiels politiques ou médiatiques, alors même qu’une grande part de ces « chansons », outre leur simplicité musicale extrémiste, porte des textes qui en plus d’être, hors exceptions, brefs et sans poésie aucune, expriment ouvertement une vision violemment anti-française, anti-France ou anti-culture classique, parfois intégriste et pro-Islam, quand elles ne font pas à longueur de vomissures l’apologie d’un gangstérisme débridé et ultra-violent. Il est loin le temps où un Renaud, qui savait aussi être poète à ses heures, était considéré comme « un voyou faisant l’apologie du gangstérisme ». Ça fait bien sourire aujourd’hui.

On observe aussi un nombre croissant de remises de prix de la culture et de la langue françaises décernés à des ressortissants de l’immigration extra-européenne et ne parlant parfois… Qu’à moitié français. En étant gentil.

Pensons aussi à nos humoristes, où l’art suprême d’une Devos est passé aux oubliettes pour laisser la place à quelques artistes tantôt de bas niveau, tantôt exécrables par leur comportement (hors exceptions évidemment). L’ouverture à la masse a du bon, mais elle a aussi du mauvais.

Venet à VersaillesL’art lui aussi évolue dans cette direction, toujours plus animé d’abstraction, de nouveauté et de provocation, comme si les nouveaux artistes, pour exister, plutôt que de faire quelque effort et d’avoir quelque talent se devaient seulement d’innover et surtout de provoquer, quitte à mêler tas de ferrailles abstraits et sculptures du parc de Versailles, et quitte à considérer les « œuvres » pareilles à des produits et marchandises soumis à une spéculation effrénée et déshumanisée.

La morale et les comportements sont eux aussi en chute libre, il n’y a qu’à constater où en est le football actuellement, ancien sport de gentlemans, ou quels artistes se retrouvent toujours devant la justice pour diverses raisons. Il n’y a qu’à voir quel genre de « héros » sont portés aux nues par la culture actuelle. Ce sont souvent des héros de violence gratuite, de grands financiers égoïstes, des artistes peu créatifs, irrespectueux, pécuniaires et sans empathie, des sportifs racailles et pourtant riches à millions, des politiques pour lesquels je ne prendrai même pas la peine d’avancer des adjectifs, et j’en passe… Nous pourrions aussi parler de l’évolution à la baisse du Baccalauréat et du programme en général, et encore de centaines d’autres exemples que nos flambeaux de l’a-culture nous apportent généreusement, mais arrêtons là hémorragie, chacun trouvera en effet facilement un millier d’autres exemples par jour en prêtant un peu attention.

Cette volonté mêlée d’égalitarisme de la culture entre les Hommes, forcément délétère pour les plus hauts sommets de la culture, et de favoritisme des cultures extra-européennes, discriminant fatalement la culture française, apparaît pareille à un nihilisme, ou rappelle en tous cas la politique de la table rase. Tout ceci concoure à un même dessein : une masse acculturée et abreuvée de « culture » de masse est plus encline à consommer massivement tout ce que les grands labels vomissent. Ceci inclue les immigrés extra-européens dont la culture, sans cesse mise en avant, tend à prendre de la place et contribue à la sape du francophone et de l’européen, et que l’on retrouve de toutes manières, déracinés et avides d’immédiateté et de consommation qu’ils sont, beaucoup plus ouverts à cette consommation mondialisée (américanisée en particulier) et débridée. Il s’agit là encore une fois d’un symptôme d’homogénéisation, la culture classique d’un pays ou d’une identité étant toujours plus résistante à la mondialisation, sa diminution voir sa destruction doit donc s’accélérer afin de laisser place au Marché Mondial.

faute antifas

Les abrutis d’antifas ne sont pas en reste avec l’orthographe.

« Ceux qui prétendent combiner culture et égalité, éducation et égalité, et introduire l’égalité ou seulement de l’égalité dans la culture ou l’éducation, s’abusent eux-mêmes ou abusent les autres, ou les deux, car il y a une incompatibilité radicale, fondamentale, insurmontable, entre ces domaines, ces champs ou ces valeurs. L’égalité est aussi absente de la culture qu’elle l’est de la nature. Les plus belles proclamations ne peuvent que reconnaître, ou imposer, ou prétendre imposer, une égalité en droit ou une égalité de droits ; et cette attitude est un héroïque, un magnifique défi à tout ce qui s’observe dans la nature et entre les hommes. […] L’égalité est une contrainte que s’imposent à grand mal certaines civilisations, en général contre leurs plus anciennes traditions et contre leurs instincts. » Renaud Camus

A.C.M

 
Quelques liens ou exemples parcimonieux
 
http://www.fdesouche.com/405190-une-chanson-de-kery-james-imposee-par-hollande-et-benguigui
http://fortune.fdesouche.com/319153-art-contemporain-les-elites-contre-le-peuple
http://fr.wikipedia.org/wiki/L’Horreur_%C3%A9conomique
http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/01/04/2359511_luc-chatel-confirme-que-nicolas-sarkozy-s-exprime-mal.html
http://lelab.europe1.fr/t/aurelie-filippetti-moquee-sur-twitter-pour-une-faute-d-orthographe-10383
http://www.fdesouche.com/386153-histoire-geo-baisse-sensible-du-niveau-des-eleves-en-fin-de-college
http://www.atlantico.fr/decryptage/francais-ont-jamais-consomme-aussi-peu-vin-progres-sanitaire-ou-decheance-culturelle-perico-legasse-564292.html
http://www.fdesouche.com/150345-abd-al-malik-recompense-on-sest-trompe-de-prix-litteraire
http://www.fdesouche.com/148586-un-rappeur-prix-de-litterature-politique
https://www.fdesouche.com/81457-marie-ndiaye-prend-les-gens-pour-des-cons
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http://www.bvoltaire.fr/jeanclaudelauret/livre-racaille-football-club-de-daniel-riolo,26043
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